Il ne reste que trois journées de Régional 2 et le Stade Montois est plus que jamais lancé dans la course à l'accession. Sa victoire samedi dernier à Lescar (1-3), le leader de la poule, a marqué les esprits. Mais pas au point de faire vaciller Antoine Abrassart, toujours très prudent à l'approche du dénouement : « Il faut rester calme, Lescar ayant toujours un point d'avance sur nous et son destin en main. Bien évidemment que ce succès a généré beaucoup de satisfaction et d'émotion. Désormais, on nous parle de R1. Rien n'est fait. Au lendemain de grands moments, mieux vaut faire preuve de pragmatisme. » Le coach stadiste s'arme de prudence, certainement à cause de la jeunesse de son groupe.
Le derby de la peur
En parallèle, la course au maintien se poursuit en R2. Dans la poule E, un duel fratricide opposera Tartas-Saint-Yaguen et l'Étoile Sportive Montoise sur la pelouse de Marcel-Estivals : un derby entre deux formations en plein doute et en fâcheuse posture au classement. Biscarrosse, de son côté, se déplacera sans pression à Talence, alors que Seignosse-Capbreton-Soustons préparera sa demi-finale de Coupe des Landes du mercredi 29 avril contre le Saint-Paul Sport en recevant la réserve de Villenave d'Ornon. Dans la poule F, le FC Doazit sera exempt, tandis que Tarnos tentera de faire un coup chez le leader Lescar, échaudé samedi dernier par sa lourde défaite face au Stade Montois.
Vent dans le dos
Samedi dans le Béarn, pas moins de sept joueurs de moins de 19 ans figuraient sur la feuille de match. Ce qui donne encore un peu plus d'épaisseur à la juteuse opération comptable réalisée par les Landais. « Tout est cependant bien fragile, insiste Abrassart. Si nous perdons à domicile contre le FC Graves, la victoire à Lescar n'aura aucune valeur. » Yannick Soubieille et ses copains n'ont plus à se poser de questions. Il leur faut finir ce championnat en trombe, le vent dans le dos. Autrement dit, remporter les trois dernières rencontres. Et sans se soucier des résultats de leurs adversaires directs. « Soyons pragmatiques. Chaque joueur, à son poste, a sa feuille de route. Il sait ce que l'on lui demande », ne cesse de rappeler le technicien jaune et noir. Une façon bien sentie de chasser toute inutile pression.



