Saintes : François Woum Woum analyse la montée et les défis à venir
Saintes : les défis du promu en Proligue selon son manager

François Woum Woum, le manager général des Fox, revient sur la promotion réussie des Maritimes en seconde division et sur ce qui les attend dans les prochains mois. Si la saison a été intense d’un bout à l’autre, Saintes a terminé sur une très bonne lancée.

Un groupe de qualité construit tardivement

« On avait un groupe de qualité, malgré le fait qu’on l’a construit tardivement, explique Woum Woum. On a vraiment recruté des joueurs de qualité, et on avait un entraîneur (Yannick Verdier, NDLR) qui était au pic de son savoir-faire et qui a su pousser cette équipe à performer dans les conditions qu’on leur a données. C’est-à-dire pas toujours avec des déplacements faciles, avec un effectif contraint, peu de rotations… Il en a tiré le meilleur. »

Plusieurs contrats n’ont pas été homologués tout de suite, ce qui a ajouté une difficulté supplémentaire. « Sur le terrain comme à côté, il a fallu qu’on apprenne à vitesse grand V avec ces questions d’homologation de contrats, le fait de rassurer la Ligue, en tout cas de lui apporter assez d’arguments et de preuves de notre stabilité financière. Sa crainte était qu’on se mette en danger pour atteindre ce niveau. On a su lui montrer au cours de l’année qu’on faisait attention, comme depuis déjà plusieurs années. »

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Un coup d’accélérateur dans la structuration

« En termes de structuration, il y a eu un coup d’accélérateur, lié au respect du cahier des charges de la LNH. On a appris assez vite et on continue d’apprendre. Je suis très content d’avoir saisi l’opportunité de monter, que l’on s’était donnée en finissant premiers de poule (en Nationale 1, NDLR). Il n’y a aucun regret sur le remplissage de la salle, l’élan, l’accompagnement des collectivités et des partenaires. Mais il y a encore beaucoup de boulot pour se stabiliser à ce niveau. »

Le maintien décroché dans la douleur

Comment a-t-il vécu les dernières semaines de Proligue et le maintien décroché avant la dernière journée ? « En fait, on aurait dû finir le boulot à Massy. On ne l’a pas fait et la façon dont on a perdu était plutôt inquiétante. Ça m’a un peu stressé, même si ça ne reste que du sport, car la manière ne me plaisait pas. Bon, ils ont rectifié la donne contre Valence. Ce n’était pas gagné de le battre à la maison mais ils ont fait un super match, c’était une super fête devant notre public, nos partenaires. Ça valait le coup de perdre contre Massy pour vivre ces émotions (rires). »

Un tremplin pour jeunes joueurs

Le maintien est d’autant plus méritoire que le club est devenu un tremplin pour jeunes talents. « Absolument. Il y a une devise qui est “donnez-moi les moyens et je resplendirai”, ce pourrait être la nôtre… On va chercher des jeunes talents – ce qui est dicté par notre économie mais aussi par notre politique – et on leur donne les moyens de briller. Ils ne le font pas tous, mais si on ne se trompe pas trop, il y en a quand même pas mal qui montrent leur plein potentiel chez nous. »

Une D2 qui a beaucoup évolué

Cette D2 a-t-elle beaucoup changé par rapport à l’époque où il y jouait avec Saintes ? « Ça remonte à 2011, 2012, tout a changé. Le handball, il a changé, pour paraphraser Kylian Mbappé (sourire). Oui, ça va plus vite, il y a plus de pros par équipes, plus de structuration. Les contraintes et la structuration sont absolument différentes. »

« Personne ne nous a obligés à être en Proligue, on l’a voulu donc on l’assume »

Comment voit-il la suite ? « Chose qui est assez nouvelle pour nous, on a quasiment fini notre recrutement là où, l’année dernière, on l’avait terminé le 24 juillet. On sait avec qui on va jouer, qui sera l’entraîneur, nos arrières gauches ou droits. C’est un confort plutôt pas mal. Maintenant, remplir les conditions imposées par la LNH, c’est beaucoup d’administratif. Il faut préparer au mieux la saison prochaine, finir de remplir les obligations de cette saison et convaincre, encore une fois, la LNH que notre place est en Proligue. »

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Ce n’est pas encore gagné ? « Ça ne l’est jamais, j’ai l’impression, pour les clubs qui sont promus. Il faut toujours montrer patte blanche, justifier, prouver – je ne m’en plains pas, personne ne nous a obligés à être en Proligue, on l’a voulu donc on l’assume. On essaie de le faire du mieux possible. »

Le nouveau coach : Sylvain Kieffer

Après Yannick Verdier, un autre ancien joueur de l’US sera sur le banc, Sylvain Kieffer. « Je suis très content du parcours de Yannick. Je l’ai vu arriver en 2013, se transformer, devenir le très bon entraîneur qu’il est aujourd’hui. Nous accompagnons les gens, il passe à autre chose, je suis très content pour lui et sa future activité dans la salle de padel qui va ouvrir. J’espère qu’il sera un partenaire de l’US Saintes Handball (sourire). Concernant Sylvain, c’est beaucoup de plaisir parce que c’est un ami avec qui j’ai joué et gardé des liens. J’ai suivi son parcours de joueur puis sa carrière d’entraîneur. Les choses se sont alignées pour qu’il nous rejoigne. On a déjà commencé à travailler ensemble, il a beaucoup d’énergie, parfois trop pour moi (sourire) mais je préfère ça que l’inverse. »

La seconde saison, la plus compliquée ?

Ne dit-on pas souvent que la seconde saison est la plus compliquée pour un promu ? « C’est clair que ça peut être compliqué mais en même temps, on a travaillé sur l’équipe de l’année prochaine ensemble, avec nos contraintes. On pense qu’elle sera compétitive. Ce sera dur mais, encore une fois, personne ne nous oblige. »