En cinq années, le Royan Atlantique Volley-ball a connu une ascension vertigineuse. Ce vendredi 15 mai à Reims, l'équipe pourrait devenir championne de France de Ligue B et accéder à la première division. « C'est incroyable ce que Dada a réussi à faire en aussi peu de temps ! » s'exclame le double champion olympique et Royannais Trévor Clévenot. En pleine préparation pour les demi-finales de la Coupe d'Europe des clubs avec Ankara, il suit de loin le parcours de son club de cœur.
Un parcours remarquable depuis 2021
Depuis 2021, date du retour de David Guelle en Charente-Maritime après une carrière en France et en Europe, le club a grimpé les échelons. De la Nationale 2, il est passé en Ligue B sur tapis vert à l'été 2023. La première saison en Ligue B, les Pirates de Royan ont terminé quatrième et disputé les play-off. La saison suivante, ils ont fini derniers avec une seule victoire pour dix-sept défaites. Cette saison, ils finiront soit premiers avec le titre de champion, soit deuxièmes. Une aventure inédite pour le Pays royannais.
La clé du succès : combativité et état d'esprit
David Guelle, passeur et président, est l'homme-clé de cette réussite. « C'est assez fou ce qui nous arrive », confie-t-il avant de disputer son dernier match professionnel. Selon lui, la combativité de l'équipe reflète l'état d'esprit des Pirates : « Nous avons réussi à créer un club dans lequel nous aurions aimé jouer. » Il a su garder sa confiance à l'entraîneur Grégory Alleix malgré les critiques. Le dynamisme, le culot et l'ambition de ce président hors norme ont porté leurs fruits.
Un engouement populaire et une organisation solide
L'Espace Cordouan de Royan attire plus de 1 000 spectateurs par match. Le club, qui compte 17 salariés dont 3 postes administratifs, mobilise une cinquantaine de bénévoles. Sophie Colus, directrice générale, se considère comme un chef d'orchestre. « Mon objectif est de mettre les joueurs dans les meilleures conditions. C'est passionnant, pas simple, mais c'est une incroyable aventure », dit-elle. Elle doit notamment trouver des logements pour les joueurs. Complémentaire de David Guelle, elle le décrit comme ayant « 1 000 idées par jour », ce qui nécessite parfois de le canaliser.
Un avenir prometteur
Particulièrement serein avant le match, David Guelle déclare : « Si on ne monte pas cette année, ce sera pour plus tard. » En cas de victoire, une nouvelle aventure sportive, économique et humaine attend le club. Reste à savoir si l'esprit des Pirates sera suffisant pour relever ce défi.



