Si les Pirates arrivent à décrocher ce vendredi soir leur place en Marmara SpikeLigue à Reims, ce sera la première fois qu’un club royannais accédera au plus haut niveau hexagonal dans un sport collectif. La municipalité royannaise n’a pas attendu ce dernier match à Reims avec la perspective d’une montée dans l’élite du Volley français pour préparer l’accompagnement de ce qui serait un véritable exploit.
Qui aurait pu imaginer que le dernier du championnat de Ligue B la saison dernière, qui a évité la descente parce qu’il n’y en avait pas, se retrouve ce vendredi 15 mai 2026 à un match de la montée en Marmara SpikeLigue ? « C’est incroyable. J’ai découvert de près le club après les élections municipales en prenant ma fonction d’adjointe en charge des sports à la Ville de Royan et j’ai tout de suite senti l’atmosphère professionnelle qui entoure l’équipe, le staff, l’encadrement », confie Florence Labeyrie. Elle sait de quoi elle parle, elle qui fut responsable des événements au FC Girondins de Bordeaux durant sa carrière professionnelle.
Une célébration à la hauteur de l'exploit
La célébration, s’il y a titre de Ligue B et montée, sera donc à la hauteur des attentes suscitées par cette fin de saison. « S’il y a une bonne nouvelle ce vendredi soir, nous prévoyons de recevoir les joueurs en mairie avec la présentation du trophée. Ce sera ouvert à tout le monde. Je ne peux pas encore donner la date exacte parce que c’est encore en discussion mais c’est prévu », indique l’élue.
Des études lancées pour préparer l'avenir
Si les Pirates royannais jouent en Marmara SpikeLigue à la rentrée, il faudra aussi très vite évoquer la question financière. « On travaille déjà dessus depuis plusieurs semaines. La Ville accompagnera le club avec responsabilité et en respectant les équilibres budgétaires. Je sais que le président David Guelle a aussi la volonté d’aller chercher de nouveaux partenaires privés », souligne Florence Labeyrie. La municipalité s’est rapprochée du centre de droit et d’économie du sport pour évaluer les retombées économiques d’une montée et les incidences financières. « Nous aurons les résultats des études prochainement. »
Pour répondre au cahier des charges imposé par le diffuseur de la Ligue A, beIN Sports, le sol de l’Espace Cordouan devra par ailleurs faire apparaître des lignes uniquement dédiées au Volley. Le revêtement devra être aussi en Taraflex et l’installation de casiers dans les vestiaires deviendra nécessaire. « Nous aurons peu de temps, si l’équipe gagne à Reims, pour tout caler », prévient l’adjointe en charge des sports.



