Boxe à Royan : une soirée d'exception pour le ROC Boxe
À l’image de Makan Traoré, qui a contraint l’arbitre à arrêter son combat dès le 2e round, ce samedi, les licenciés du ROC Boxe ont frappé fort devant leur public. « Une grosse ambiance, beaucoup de monde, une salle pleine à craquer. Je crois que c’est un de nos galas les plus réussis », s’enthousiasme Franck Weus, le président du Royan Océan Club Boxe, après une soirée intitulée L’Ascension des héros 3. L’événement aurait pu réunir 3 000 personnes si l’Espace Courdouan l’avait permis. Bien qu’il ait dû refuser du monde, les spectateurs présents n’ont pas regretté leur soirée, à l’image de l’ancien champion de France et d’Europe super-welters Cédric Vitu. « Il m’a dit : “vous avez un niveau exceptionnel” et “deux stars qui devraient passer à la télé”. C’est lui qui le dit, pas moi », rit Franck Weus. Il n’en pense pas moins.
Certes, il parle avec passion de tous ses boxeurs, les 11 montés sur le ring samedi (pour 2 défaites) et les 20 dans la salle d’attente, mais Makan Traoré et Arthur Aslanian sont « des pépites » à part.
Aslanian affrontera Legrand
En 72 kg, le duel du second « contre Brian Bernier s’est fini au 5e round par arrêt de l’arbitre, parce qu’il était tombé trois fois au sol », raconte le dirigeant. Son poulain disputera la demi-finale du Challenge Jean-Claude-Bouttier contre Jessy Legrand – un Pas-de-Calaisien de 23 ans invaincu en pro (7 victoires) – avant le 26 juillet.
Le combat de Traoré dans la même catégorie, lui, a été marqué par une erreur d’arbitrage. Alors que son adversaire Nourredine El Goumi était allé au sol une 2e fois dans le second round, l’arbitre n’a pas vu que le coin de l’Alsacien avait jeté l’éponge. « Tout le monde se lève et hurle, mais il est parti au tapis une troisième fois. Ça aurait pu être grave parce que Makan, c’est le punch à l’état pur », rappelle le président du ROC Boxe. Qui souligne : « Makan est en pleine forme. Il va falloir faire un choix entre amateur ou pro, mais c’est un mec intelligent, qui sait ce qu’il fait. Sa progression est parfaite. »
Angelo Parentaud, un jeune champion prometteur
La progression d’Angelo Parentaud, sacré champion de France des super lourds en amateur à La Rochelle à seulement 18 ans, a franchi une nouvelle étape face à « un adversaire hyper dangereux », Kadel Odonnat. « Il gagne le premier round, il le met à terre au deuxième mais il prend un coup de coude au troisième, qu’il perd, pour moi. Il a 18 ans, il est jeune ; je pense qu’il a eu peur de perdre devant sa famille et son public, il n’a pas fait le combat de sa vie mais enfin, il a gagné. »
Franck Weus en appelle au calme autour du jeune Royannais, notamment médiatiquement : « Il est en pleine progression, il faut qu’il pense à s’entraîner, parce que parler de son passé, c’est bien mais c’est fini. Maintenant, il a son avenir à gérer. Il n’est pas professionnel mais amateur, il va partir en équipe de France, boxer à la fin du mois, puis le 13 juin… il est sur le ring très souvent, il va falloir qu’on lui lâche un peu la grappe. »
Un bémol pour la suite
Enfin, en 52 kg, Maloway Canlers n’a pu stopper l’énergie d’Agathe Cailleau sur la durée. Seul bémol pour le ROC : avec autant de boxeurs de ce niveau, organiser de telles soirées « va devenir de plus en plus difficile financièrement. Il faudrait une salle avec 3 000 ou 4 000 spectateurs, si on fait le championnat de France de Makan, comment voulez-vous qu’on y arrive ? Ce n’est pas possible. Au bout d’un moment, on ne pourra plus suivre, c’est dommage. Parce qu’avec Makan, on est au niveau mondial. Et la plupart de mes jeunes vont aller au niveau international. » En attendant, Franck Weus savoure la qualité du spectacle proposé.



