Le PSG fait un grand pas vers les demi-finales de la Ligue des champions
Il est difficile d'imaginer comment, en une semaine, le rapport de force pourrait s'inverser au point que le Paris Saint-Germain ait peur à Anfield lors du quart de finale retour de la Ligue des champions. Même s'il faut toujours rester prudent, surtout face à une équipe habituée aux sommets européens, les Parisiens ont réalisé un pas de géant vers le dernier carré mercredi soir au Parc des Princes. Leur victoire 2-0 aurait pu, et même dû, être bien plus large compte tenu de leur domination écrasante.
Une domination statistique sans appel
Pour bien comprendre la supériorité parisienne lors de cette première manche, il faut se pencher sur les statistiques du match. Elles en disent long, au moins autant que la déclaration désabusée de l'entraîneur d'Arne Slot après la rencontre. Le coach néerlandais a avoué "s'estimer heureux de n'avoir perdu que 2-0", reconnaissant ainsi l'écart de niveau entre les deux équipes.
Premier fait marquant : c'est la première fois en six ans que Liverpool n'a pas réalisé un seul tir cadré dans un match de Ligue des champions. Pire encore, les Reds ne se sont même jamais mis en position de pouvoir marquer. Le résultat final se traduit par un expected goal de 0,000000 pour l'équipe anglaise à la fin de cette première manche.
Des chiffres qui illustrent la supériorité parisienne
Cette misère offensive se reflète également dans le nombre de passes tentées par Liverpool. Les Anglais n'ont effectué que 253 passes contre 744 pour le PSG, une statistique digne d'une équipe de bas de tableau de Ligue 1 venue au Parc des Princes pour garer le bus et rien d'autre. La cartographie des zones de contrôle du ballon montre clairement cette domination parisienne sur l'ensemble du terrain.
Avec seulement 25% de possession sur les 90 minutes, il ne pouvait en être autrement. Les confrères de L'Équipe rapportent même un chiffre ahurissant ce jeudi matin : pendant 6 minutes complètes, de la 59e à la 65e minute, soit une éternité dans un match de football, les Anglais n'ont pas tenté la moindre passe. Pas une seule ! Cette traversée du désert s'est achevée par le second but parisien signé Kvaratskhelia, après 89 passes consécutives des joueurs de la capitale.
Les réactions après le match
"Il y avait tellement de rythme partout, aux quatre coins du terrain", a soufflé Arne Slot au coup de sifflet final, semblant totalement dépassé par les événements. Face à ce constat, l'entraîneur néerlandais et ses joueurs doivent se sentir bien démunis avant d'aborder le match retour la semaine prochaine à Anfield.
Les Parisiens n'ont peut-être pas marqué autant de buts qu'ils l'auraient mérité, mais ils se sont construit un avantage psychologique considérable dans la tête de leurs adversaires. Cette performance dominatrice pourrait bien peser lourd dans la balance lors de la deuxième manche, même si le match retour à Anfield promet d'être un tout autre défi pour le PSG.



