L'Élan Béarnais Pau-Lacq-Orthez confirme son bon retour face à Nantes avant la trêve
Pau confirme son bon retour face à Nantes avant la trêve

L'Élan Béarnais confirme son retour en forme face à Nantes

Malgré quelques signes de fébrilité en cours de match, les Palois ont assuré l'essentiel ce mardi en dominant Nantes sur le score de 97 à 77. Cette quatrième victoire en seulement cinq rencontres, obtenue juste avant la trêve internationale, vient confirmer le très bon début de phase retour de l'équipe en Élite 2. L'Élan avait rendez-vous avec son Palais des Sports, mais également avec lui-même, cherchant à effacer le souvenir d'une défaite récente contre le HTV.

Un premier quart-temps libérateur

Dès le coup d'envoi, les Béarnais ont montré des intentions claires. Contrairement à leur match précédent à Toulon, où ils avaient concédé un début catastrophique (21-8), la première reprise face à Nantes a été d'une toute autre trempe. Le 2/2 à trois points de Seydou Ndiaye, les premières ficelles de Bastien Pinault – de retour après son absence – et la suractivité de Joshua Mballa (sept points avant sa sortie pour deux fautes) ont immédiatement placé Pau dans d'excellentes dispositions.

Leurs assauts, laborieusement compensés par quelques transitions nantaises, ont rapidement conduit à un écart important (23-8, 5e minute). Après un petit temps faible où l'Hermine a tiré son épingle du jeu (0-7), le capitaine palois Bastien Pinault a assumé son statut, marquant à deux reprises dans son registre pour donner de l'air à son équipe (29-16, 9e). Le premier quart-temps s'est ainsi conclu sur un score libérateur de 33 à 18 en faveur de l'Élan.

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Des moments de doute et la réaction attendue

Malgré ce modèle de réussite initial, l'Élan a ensuite traversé une période délicate. Précipité dans son jeu, l'équipe a enchaîné les pertes de balles (douze après moins d'un quart d'heure de jeu), permettant à Nantes de revenir à sa portée (37-32). Le temps mort s'imposait, mais les hommes de l'entraîneur Mickaël Hay, dominés sous leur propre panier, ont eu du mal à chasser la tendance d'une Hermine de plus en plus menaçante.

La réponse de Bryce Nze face à Van Eyck a été bienvenue (48-40, 18e), tout comme le réveil de Marvin Clark aux portes de la pause. L'Américain, cloué au lit par une gastro-entérite lors du match précédent, a donné un peu d'air à son équipe, même si cet avantage s'est révélé quelque peu trompeur (53-45, 20e).

Une fin de match maîtrisée

Dès le retour des vestiaires, Nantes est revenu dans la bataille avec détermination. Il a fallu, comme en début de match, un Seydou Ndiaye précieux, aussi bien passeur que scoreur au bon moment (60-51, 34e). La menace nantaise est cependant réapparue, notamment suite à une action litigieuse et une faute technique de Bryce Nze (60-57, 25e).

Pour écarter définitivement cette menace, Pau a resserré ses rangs défensifs, commis des fautes stratégiques et a dû composer avec une adresse relative au lancer franc. Le jeune Mathys Kandugia a cependant mis dedans à un moment crucial (71-64, 30e), permettant à l'Élan de se diriger vers une quatrième reprise compliquée mais maîtrisée.

Éteint jusqu'alors et victime d'un doigt dans l'œil plus tôt dans le match, l'Américain Drew Thelwell a eu le mérite de donner onze points d'écart aux Béarnais (75-64, 32e). Cette avance, maintenue par les efforts multiples du duo Josh Mballa-Bryce Nze, a servi de bouffée d'oxygène décisive. La défense paloise a également bénéficié de la mauvaise adresse nantaise en fin de match (82-71, 35e).

Une assurance retrouvée

Dans ses défaites de peu cette saison, l'Élan a souvent pu regretter sa mauvaise gestion des dernières minutes. Face à Nantes, l'équipe a joué ces moments cruciaux avec un calme et une assurance remarquables. Fabio Milanese en a fait la démonstration en réussissant son premier tir à trois points (2/2) et en donnant seize points d'écart à ses couleurs.

La réponse tardive de Bourhis pour Nantes, suivie de celle de Nze pour Pau, n'a rien changé à l'issue de la rencontre. L'Élan Béarnais, tranquille et maître du jeu, a ainsi filé vers sa quatorzième victoire de la saison. Cette quatrième réussite en cinq matchs constitue un excellent augure avant d'affronter Gries-Souffel le 6 mars prochain, après la trêve internationale.

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Les Béarnais peuvent désormais partir en vacances l'esprit léger, délestés des petits démons ravivés lors de leur défaite à Toulon. Cette performance solide confirme non seulement la bonne entame de phase retour, mais écarte également la menace d'une sixième défaite à domicile qui aurait fait tache dans le palmarès de l'équipe.