Pau chute lourdement à Blois et doit réagir face à Antibes
Pau chute à Blois, réaction attendue face à Antibes

Après dix succès d'affilée, les Palois ont fini par perdre, et sans la manière sur le parquet de Blois mardi soir (91-74). Ce « non-match » intime une réaction totale face à Antibes, avant une fin de championnat particulièrement relevée.

Une défaite sans appel

Le résultat du déplacement à Blois pendait un peu au nez de l'Élan : tout ce qui est susceptible de s'arrêter, s'arrête. Et la série de dix succès d'affilée des Palois n'a pas échappé à cette loi. Elle aurait pu seulement mourir autrement.

« Un non-match de basket offensivement, aucune idée dans le jeu, on s'est marché sur les pieds, on voulait tous le ballon… Défensivement, le néant, pas d'agressivité, rien… Tout ça ajouté à une attitude douteuse », a déploré l'entraîneur Mickaël Hay.

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Le score ramené du Loir-et-Cher est trompeur (91-74), l'entraîneur ne s'y méprend pas : « Le -17, ça peut masquer des choses. La réalité sur ce match-là, c'est -30. » Rien suffit à tout résumer. La onzième défaite de la saison a été le fruit de la pire prestation paloise à l'extérieur. Dont le quatrième quart-temps n'est qu'un leurre.

« Je faisais plus des rotations pour limiter les temps de jeu. Donc je n'étais pas du tout dans l'optique de réduire l'écart. À trois minutes de la fin, on est à -13 mais même à ce moment-là, on ne sent pas la chose », a expliqué Hay.

Une réaction d'orgueil attendue

En sortie de banc, Fabio Milanese a essayé. « Maintenant voilà, on a pris un petit mur », scelle le meneur. Cette chute, la deuxième de la phase retour, s'est conjuguée à celle du premier poursuivant, Vichy (85-83 à Aix-Maurienne).

L'Élan reste second et trouve du bon dans la défaite. « Ce n'est pas immérité et ça fait du bien, parfois, de revenir à la réalité. Dix victoires de suite, on a quand même eu des petites alarmes, notamment sur le dernier match contre Châlons-Reims, où on n'était pas dans le bon tempo défensivement. Et voilà, prendre une claque avant la fin de la saison régulière, avant les playoffs, parfois ça fait du bien », a-t-il ajouté.

S'il est acquis que l'Élan Béarnais jouera les prolongations de la saison, reste à savoir à quelle position. Les oppositions à Poitiers puis contre Vichy, avant d'aller à Roanne en décideront mais l'heure est à des projections plus égocentrées.

« Peu importe l'adversaire en face, j'attends une réaction. Et ça ne veut pas dire qu'on va gagner. Si l'adversaire est meilleur que nous, il n'y a pas de problème. Mais il faut qu'on ait une réaction par rapport à ce qu'on a produit mardi. On ne peut pas accepter ça de nous-mêmes aujourd'hui, par rapport à ce qu'ont fait les garçons les trois derniers mois, et je dirais même depuis le début de l'année dans le travail », a insisté Hay.

Pour la quatrième fois de la saison, la réaction d'orgueil de l'Élan Béarnais se jouera devant son public. La dernière en date, confirmée face à Nantes, avait inauguré les dix victoires d'affilée.

L'adversaire : Antibes

Pour son rebond, l'Élan Béarnais reçoit une formation d'Antibes, comme les autres, capables de coup. Avant de se faire balayer par Roanne (68-92), les Sharks (16V/18D) surfaient sur trois succès d'affilée dont deux à l'extérieur (Quimper et Châlons-Reims). Une petite embellie consécutive à un trou, et malgré la blessure de leur joueur le plus efficace, Garlon Green (17,5 pts de moyenne).

Au complet

Seydou Ndiaye, touché au genou depuis deux journées, fait son retour dans le groupe pour la réception d'Antibes.

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