Un cauchemar au Parc des Princes pour les Marseillais
Les supporteurs de l'Olympique de Marseille vivent une saison 2026 en montagnes russes émotionnelles. Entre l'élimination piteuse en Ligue des champions face à Bruges, l'espoir de remporter la Coupe de France après quatorze années sans trophée, la fin de match gâchée face au Paris FC, la victoire maîtrisée contre le RC Lens, et maintenant la claque monumentale subie au Parc des Princes, le club phocéen accumule les contrastes.
Une défaite historique qui laisse des traces
Le terrible 5-0 subi en clôture de la 21e journée de Ligue 1, dimanche 8 février, face au rival parisien représente la plus large défaite du club face à son meilleur ennemi. Ce résultat va sans doute laisser des traces profondes pour l'entraîneur Roberto De Zerbi et l'état-major du club, incarné par Pablo Longoria et Medhi Benatia.
Pourtant, lors de la phase aller, l'OM avait dominé le PSG avec un plan défensif très costaud pour une victoire 1-0. Pendant le Trophée des Champions au mois de janvier, dans le contenu du jeu, les Marseillais ont fait plus que rivaliser avec les Parisiens, s'inclinant seulement aux tirs au but. Mais sur ce rendez-vous au Parc des Princes, ces bonnes intentions ont totalement volé en éclat.
Une défense en déroute
Dépassés de tous les côtés par Ousmane Dembélé, Nuno Mendes ou encore Bradley Barcola, totalement survoltés, les Phocéens ne sont jamais rentrés dans ce choc. La faillite marseillaise est incarnée par Leonardo Balerdi, le capitaine, qui continue d'avoir du crédit auprès de son entraîneur malgré de nombreuses prestations moyennes.
Capable de très bonnes relances et de guider les siens il y a quelques années, l'Argentin n'est plus que l'ombre de lui-même et a été dans tous les mauvais coups, à l'image du deuxième but encaissé où il s'est fait effacer trop facilement par un crochet d'Ousmane Dembélé. Son compatriote argentin, Facundo Medina, n'a guère été plus solide.
L'inquiétant Benjamin Pavard
Mais la plus grosse inquiétude se situe du côté de Benjamin Pavard. Le champion du monde 2018, passé par le Bayern et l'Inter, n'est pas à la hauteur de son statut et a souffert considérablement face au couloir gauche parisien, intenable. S'il ne se relève pas d'ici la fin de la saison, il fera partie des plus grosses erreurs de casting de l'ère Longoria à Marseille.
Sur le front de l'attaque, Mason Greenwood n'a pas été capable de guider les siens et confirme qu'il est en difficulté dans les grands rendez-vous. Nos confrères de La Provence n'y sont pas allés par quatre chemins pour qualifier la prestation marseillaise, avec un « NULS » en une du journal, ce lundi matin.
Une situation critique pour l'OM
Désormais dépassé au classement par l'OL, ce qui était une situation inimaginable il y a trois mois, l'Olympique de Marseille va devoir désamorcer une nouvelle situation critique. L'avenir de Roberto De Zerbi, qui avait déjà été au cœur des débats il y a dix jours après la débâcle en Ligue des champions, va forcément resurgir.
Les interrogations de De Zerbi
Comment l'entraîneur phocéen va-t-il pouvoir se relever de ce nouvel affront ? Au micro de Ligue1 +, le technicien italien ne semblait pas avoir la solution pour expliquer les multiples visages de son équipe au cours des dernières semaines.
« On est dans une période où l'on fait des bonnes prestations contre Rennes et Lens, et après, c'est le désespoir total. Une nouvelle fois, je demande pardon aux supporteurs. On parlera avec Benatia, avec Longoria, pour comprendre ce qu'on peut faire, car cette défaite fait mal. Je n'ai pas de regrets, je ne pense pas qu'il y ait grand-chose à sauver de ce match quand autant de joueurs ne sont pas au niveau. »
Un mercato hyperactif et une instabilité problématique
Le mercato hyperactif et les trop nombreux changements dans l'effectif marseillais peuvent être un début d'explication. Pour la 33e fois cette saison, Roberto De Zerbi a proposé une 33e composition d'équipe. Et même s'il y a des blessés, des suspendus, des départs et des arrivées, un tel manque de stabilité est rédhibitoire pour espérer de la continuité.
La Coupe de France comme unique salut
Avec trois matchs sur quatre à venir à domicile, les Marseillais vont devoir, une nouvelle fois, se faire pardonner par le Vélodrome. Au-delà de l'objectif Ligue des champions en L1, désormais menacé face à la dynamique épatante des Lyonnais, la Coupe de France est devenue la priorité pour l'OM après l'élimination précoce du PSG dans cette compétition.
Pour s'acheter la paix, Amine Gouiri et les siens n'ont plus le choix que d'aller au bout, et obtenir un trophée qui manque au palmarès marseillais depuis 1989. Cette Coupe de France est désormais plus qu'obligatoire pour redonner un sens à cette saison chaotique et apaiser les tensions au sein du club marseillais.