Olise et Cherki transfigurent les Bleus face à la Belgique
Olise et Cherki transfigurent les Bleus face à la Belgique

Michael Olise et Rayan Cherki ont répondu de la plus éclatante des manières aux critiques naissantes en menant l'équipe de France à une victoire spectaculaire contre la Belgique, lundi soir au Stade de France. Entrés à l'heure de jeu, les deux attaquants ont transformé une rencontre terne en une démonstration de football offensif, Olise signant un triplé en trois minutes (88e, 91e) et Cherki inscrivant un but décisif (81e).

Une réponse cinglante sur le terrain

Quelques heures après la publication d'un article de L'Équipe évoquant les possibles difficultés de Michael Olise à s'adapter aux comportements de Rayan Cherki lors du rassemblement, les deux joueurs ont affiché une complicité éclatante sur la pelouse du Stade de France. Dès leur entrée en jeu, accompagnés de Désiré Doué, ils ont insufflé un rythme et une créativité qui ont totalement métamorphosé le visage des Bleus, qui ronronnaient jusque-là face à des Belges réduits au rôle de spectateurs.

L'égalisation est venue de Désiré Doué, également brillant avec un but et deux passes décisives, mais ce sont bien Olise et Cherki qui ont capté toute la lumière. Leur connexion immédiate, visible sur une action initiée côté droit conclue par une frappe contrée d'Olise, n'était qu'un prélude au festin à venir. Peu après, Olise déposait son vis-à-vis pour centrer en retrait vers Cherki, qui surgissait au bon moment pour battre Vandevoordt d'un plat du pied gauche (81e).

Deux personnalités solaires et complémentaires

Cette association Cherki-Olise fascine par la complémentarité des deux joueurs, que tout oppose sur le plan caractériel. « Le feu et la glace, le mystérieux taiseux et le fougueux amuseur public », comme le décrivent les observateurs, unis par leur amour d'un football instinctif, où la beauté du geste prime, sans sacrifier l'efficacité dans le dernier geste. Leur capacité à éliminer un, deux, trois, voire quatre adversaires et à inventer des espaces imaginaires a littéralement changé le cours du match.

Interrogé au micro de TF1 après la rencontre, Rayan Cherki a tenu à couper court aux rumeurs de mésentente : « Il y a une vraie complicité avec Michael Olise. Tout ce qui se dit dans la presse sur le manque de cohésion des joueurs, c'est n'importe quoi. Du premier au dernier membre du staff, c'est kiffant, j'ai jamais connu une ambiance comme ça. » Il a ajouté : « Quand on est entré avec Michael, on avait à cœur de prendre nos responsabilités. On est des joueurs qui aimons avoir la balle. Forcément, plus il y a de joueurs qui savent jouer dans les petits périmètres, changer le jeu, plus ça sera simple. »

Zidane savoure, le public en redemande

En conférence de presse, Zinedine Zidane s'est montré élogieux envers son joueur : « Olise ? Je n'ai rien à dire. C'est juste exceptionnel ce qu'il fait », a-t-il déclaré avec un sourire entendu. Le sélectionneur a également dressé un bilan positif de ses quatre premiers matchs à la tête des Bleus : « C'est le football que l'on aime. Au-delà des points, des trois victoires, ce que je retiens c'est l'état d'esprit. Je suis très satisfait, il n'y a rien à jeter. J'ai été agréablement surpris de l'état d'esprit, c'est un groupe qui vit bien ensemble. Tout le monde a adhéré et même les joueurs qui sont sortis étaient contents pour ceux qui sont entrés. »

Le Stade de France a entonné des « Olise Ballon d'or ! » qui, bien que prématurés cette année, témoignent de l'enthousiasme suscité par ce joueur d'exception. Avec une telle alchimie offensive et un groupe visiblement soudé, les supporters attendent avec impatience la prochaine fenêtre internationale pour revoir ces Bleus nouvelle version, placés sous le signe du jeu et du ballon.