Dans le monde du basket professionnel, chaque minute doit être rentabilisée. Il y a quelques semaines, lors d'une rencontre avec Elie Okobo à Paris, où il se trouvait en déplacement avec l'AS Monaco, le meneur ou arrière international français nous avait fait patienter dans le hall de l'hôtel, le temps de se préparer. Au milieu d'une semaine à quatre matchs, l'ancien joueur des Phoenix Suns avait fait venir son coiffeur personnel pour être fin prêt pour les échéances à venir.
Un calendrier surchargé
Dans une saison à rallonge, compliquée par des problèmes financiers, les joueurs de la Roca Team enchaînent les rencontres. Les Monégasques ont eu trois jours de répit après deux matchs en moins de vingt-quatre heures, vendredi et samedi, où ils ont battu Barcelone à domicile puis remporté la Coupe de France contre Le Mans à Paris. Désormais engagés dans les playoffs d'Euroligue face à l'Olympiakos, ils doivent réagir après une première défaite en Grèce mardi. Pour espérer faire mieux que la saison dernière, où ils avaient atteint la finale, Okobo et ses coéquipiers doivent revenir du Pirée avec un résultat positif.
Un rythme épuisant
Après deux matchs cette semaine contre l'Olympiakos, les Monégasques se déplaceront dimanche à Strasbourg avant d'accueillir Evan Fournier à deux reprises sur le Rocher. Ce calendrier infernal, similaire à celui de la NBA, use les corps et les esprits. Si ce rythme a été dénoncé dans le football et le rugby, peu de voix se sont élevées dans le basket. « Il y a des moments où on est un peu dans le down, confiait Elie Okobo. Il y a beaucoup de déplacements, les matchs qui s'enchaînent. Mentalement, c'est compliqué d'être loin de sa famille. Ça va commencer à parler. L'Euroligue, c'est la deuxième compétition mondiale, chaque match compte, c'est la guerre sur le terrain. Au bout d'un moment, il faut en parler, il faut gérer ça du mieux possible entre l'Euroligue et les championnats locaux. »



