OGC Nice : L'union sacrée à l'Allianz Riviera pour un match capital face au Havre
Une énième fois battus et surtout profondément divisés à Strasbourg, les Aiglons se retrouvent menacés par le barragiste auxerrois, revenu à seulement 3 points au classement. Claude Puel, le capitaine Morgan Sanson et les Ultras de la Populaire Sud appellent de leurs vœux un resserrement des rangs ce dimanche après-midi (17h15) pour ce match capital.
La menace de la relégation plane sur le Gym
Nice a peur. La relégation, qui semblait une menace réservée aux autres clubs depuis près de vingt ans, frappe désormais à la porte du Gym. Auxerre, le barragiste, est revenu à trois petits points, avec en prime la perspective de recevoir les Rouge et Noir lors de l'avant-dernière journée. L'Olympique Gymnaste Club de Nice, avec sa riche histoire de 122 ans, a déjà connu le bord du précipice à maintes reprises, sur le terrain comme en coulisses. Des figures comme les anciens Aiglons, Jean-Pierre Rivère, Maurice Cohen ou Claude Puel peuvent en témoigner.
Ils y ont survécu par le passé, mais la saison présente compte très peu de précédents. Entre erreurs de casting, succession d'échecs sportifs, licenciements, divisions internes, proclamations de martyrs, virage politique et restrictions économiques, on en oublierait presque qu'il reste une demi-finale de Coupe à jouer. Le slogan "Vite, que la saison se termine" est devenu une antienne dans le cœur de la ville et les couloirs du centre d'entraînement.
Naviguer à vue face à l'urgence
Prendre le train en marche était courageux, mais dévier de la catastrophe redoutée dès janvier s'avère plus compliqué que prévu pour le trio revenu au chevet du club. Entre les tire-au-flanc du vestiaire et les buteurs contre son camp dans les bureaux, la tâche est immense. Il faudra faire le ménage à l'été, mais entre la Ligue 1 et la Ligue 2, il faut d'abord connaître l'étage.
Le trio navigue donc à vue, au jour le jour, match après match, et partage avec Morgan Sanson la désagréable sensation d'avoir vu l'équipe toucher le fond à Strasbourg. "J'avais jamais vu le vestiaire comme ça depuis le début de saison", a avoué un capitaine convaincu que le mal pouvait se transformer en bien face au Havre, au vu de l'urgence absolue de la situation.
L'appel à l'unité de Sanson, Puel et les Ultras
Morgan Sanson a lancé un appel vibrant : "Je mise tout sur ce match. J'ai vraiment envie que l'on donne la meilleure version de nous-mêmes. Que les gens, nos familles disent : 'Waouh, vous avez fait un gros match !' En équipe, comme on l'a déjà fait à Nantes ou Angers. De toute façon, si on ne l'est pas sur ce match, on ne le remportera pas."
Comme son capitaine, Claude Puel a rappelé ses ouailles vers l'unité, même si la feuille de match de ce dimanche devrait pointer quelques victimes de la sortie de route en Alsace. Témoins directs du fiasco de la Meinau, les Ultras de la Populaire Sud prônent également "l'union sacrée des supporters du Gym" cet après-midi à l'Allianz Riviera, via un communiqué officiel. Trois points de plus au compteur permettraient au club de durer plus longtemps et de reprendre espoir dans cette bataille pour le maintien.
Détermination, engagement, solidarité : ce sont ces valeurs qui avaient permis aux Niçois de battre un gros morceau comme Lyon à l'Allianz Riviera en début de saison. Une recette qu'il devient impératif de reproduire ce dimanche après-midi dans la bataille pour le maintien face à l'équipe du Havre. L'enjeu est immense, et l'heure est à l'union sacrée pour éviter la chute.



