L'OGC Nice décroche sa place pour la finale de la Coupe de France
L'affiche de la finale de la Coupe de France est désormais officielle. En s'imposant face à Strasbourg sur le score de 2-0 ce mercredi au stade de la Meinau, l'OGC Nice a obtenu son précieux sésame pour le match décisif qui se tiendra au Stade de France le 22 mai prochain.
Une qualification inattendue pour les Aiglons
Engagé dans une lutte pour le maintien en Ligue 1, où il occupe actuellement la 15e place, l'OGC Nice a su déjouer tous les pronostics lors de cette demi-finale. Le club azuréen sera opposé au RC Lens en finale, une rencontre qui s'annonce déjà historique.
Grâce à une performance remarquable d'Elye Wahi, véritable homme providentiel des Aiglons avec un doublé à la clé, le Gym va tenter dans un mois de remporter une quatrième fois le trophée. Ses précédents succès datent de 1952, 1954 et 1997. Face à lui, les Sang et Or du RC Lens courront toujours après leur première victoire dans cette compétition.
Mais l'OGC Nice devra également éviter le scénario cauchemardesque de 1997, lorsque sa troisième victoire en Coupe de France avait été gâchée par une relégation en Ligue 2 en fin de saison. Un parallèle que les supporters et la direction souhaitent ne pas revivre.
La désillusion pour Strasbourg
De son côté, Strasbourg tombe de très haut. Le club alsacien n'est pas parvenu à enchaîner une nouvelle soirée de rêve, après sa qualification historique en demi-finale de la Ligue Conférence obtenue jeudi dernier. Il ne se rendra pas au Stade de France pour disputer une finale, vingt-cinq ans après sa dernière apparition à ce stade de la compétition.
Après avoir fait reposer ses titulaires en championnat ce week-end, hypothéquant quasiment ses chances de finir dans les places européennes par ce biais, le Racing a perdu son pari. Il ne pourra sans doute se consoler qu'en Ligue Conférence, où il affrontera le Rayo Vallecano.
Un match maîtrisé par Nice
« Ce sera du 50-50 » : l'entraîneur de Strasbourg, Gary O'Neil, avait mercredi soir raison de se méfier de Nice. Les Aiglons sont revenus à la Meinau avec de nouveaux acquis, après avoir été puni sèchement le 4 avril (3-1) en encaissant trois buts en première période. Cette fois, ils ont mieux repoussé les assauts alsaciens du premier acte, si ce n'est une alerte qui a failli profiter à Martial Godo (23e).
Dominé mais pas dépassé, Nice s'est accroché à sa mission, parvenant même à prendre l'avantage après une ouverture lumineuse de Jonathan Clauss pour Elye Wahi. L'attaquant a été l'auteur d'une frappe croisée inarrêtable (1-0, 51e). Strasbourg venait pourtant d'obtenir une nouvelle occasion d'ouvrir le score une minute plus tôt, mais Julio Enciso avait opté pour un tir trop mou, oubliant Emmanuel Emegha en retrait (50e).
Les héros de la soirée
Maxime Dupé, titulaire à la place du numéro 1 Yehvann Diouf dans les cages, a aussi grandement contribué au succès de l'OGC Nice. Il a notamment réalisé un arrêt réflexe exceptionnel pour détourner une nouvelle tentative de Julio Enciso de la tête à bout portant (76e).
Cette demi-finale s'est en outre transformée en cauchemar pour le défenseur alsacien Ismaël Doukouré. Il a provoqué un pénalty en fauchant Mohamed-Ali Cho, qu'Elye Wahi a transformé avec une maîtrise impressionnante (82e). L'avant-centre a une nouvelle fois montré que Nice avait eu raison d'obtenir son prêt en janvier, quelques jours seulement après l'arrivée sur le banc de Claude Puel. Ce dernier apparaît comme un autre homme fort de cette qualification en finale.



