Nice en danger : Sanson sonne l'alarme avant le choc contre Le Havre
Nice en danger : Sanson alerte avant Le Havre

Nice face au péril de la relégation : Sanson tire la sonnette d'alarme

Sous la menace directe d'Auxerre, barragiste, et de Nantes, premier relégable, l'OGC Nice se trouve dans l'obligation absolue de prendre des points rapidement pour s'offrir un peu d'air au classement. « Si tu n'es pas conscient du danger, reste chez toi », a lancé Morgan Sanson, déjà virulent lors de la défaite à Strasbourg. Le capitaine des Aiglons, en l'absence de Dante, a réactivé le signal d'alarme cette semaine, alors que les prestations niçoises font craindre le pire en interne.

Une situation critique au classement

Quinzième avec seulement 27 points, Nice ne dispose que de quatre points d'avance sur le barragiste Auxerre, où les joueurs se déplaceront pour la 33e journée. Avant cela, l'équipe doit impérativement battre Le Havre, une unité devant elle au classement. « J'espère et j'aspire à ce que dimanche, on soit une équipe. Si on ne l'est pas, on ne l'emportera pas », prévient Sanson, soulignant l'urgence de la cohésion collective.

Depuis que Claude Puel a repris les rênes de l'équipe, les statistiques sont alarmantes : seulement deux victoires et dix points empochés en douze journées. Seuls Metz et Nantes ont réalisé des performances encore plus faibles sur cette période, ce qui justifie pleinement l'alarme déclenchée par Sanson et d'autres acteurs du club.

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Des vérités dites dans les vestiaires

À Strasbourg, la situation a atteint un point de rupture. Les joueurs se sont dit leurs vérités dans les vestiaires après une mi-temps catastrophique où Nice était mené 3-0. « Il ne fallait pas laisser passer ça », précise Sanson, qui avait laissé éclater son « ras-le-bol personnel » au micro du diffuseur pendant le match. En coulisses, il a été encore plus direct : « Ce que j'ai dit aux caméras, c'était un quart de ce que j'ai dit devant le reste du groupe », assume-t-il.

Plusieurs joueurs ont pris la parole lors de ces échanges houleux, créant une dynamique de changement. « Ce qui a été dit à la mi-temps ou après le match, pas grand-monde ne l'oubliera rapidement », ajoute le capitaine, insistant sur l'impact de ces confrontations verbales.

Une mobilisation à tous les niveaux

Le président Jean-Pierre Rivère et le vice-président Maurice Cohen se sont également exprimés, ce dernier martelant en zone mixte : « Maintenant, c'est une bagarre au couteau. Certains mériteraient qu'on leur... remette la tête à l'endroit ». Pendant ce temps, Claude Puel a dialogué avec les joueurs et le staff, avant que le groupe ne s'isole pour crever l'abcès en privé.

Des sanctions ont été prises, notamment contre Sofiane Diop et Isak Jansson, sortis à la pause sans revenir sur le banc. « Il y a eu pas mal de passion », reconnaît Puel, dont la fonction est de veiller à l'expression collective. « Il y a des barèmes, ils sont appliqués », indique-t-il, tout en espérant que de telles erreurs ne se reproduiront pas.

L'union sacrée pour le maintien

Outre les recadrages sportifs et tactiques, l'aspect émotionnel a été mis en avant, avec l'importance du maintien pour les salariés du club et leurs familles. Même les supporters ont décrété l'union sacrée dans un communiqué, tout en précisant que viendrait ensuite « l'heure des comptes ».

« Si on doit s'embrouiller, s'insulter parce qu'un tel ne fait pas l'effort ou l'autre ne fait pas ce qu'il faut, on va y aller », enchaîne Sanson, déterminé à voir tout le monde tirer dans le même sens. « Je n'avais pas vu le vestiaire comme ça depuis le début de saison. C'est bien. Des fois, les vestiaires, il faut qu'ils pètent. Ça veut dire qu'il y a de la vie. C'est le plus important », conclut-il, optimiste malgré les tensions.

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