Une défaite qui laisse des traces
La défaite à Nîmes a laissé des traces. Lourdes, visibles, mais surtout internes. Balayés 3-0 dans un choc au sommet qui devait les rapprocher de la montée, les Cannois ont vu leur dynamique se briser net au pire moment. Mais dans ce sprint final, pas le temps de cogiter. À trois journées du verdict, l’AS Cannes n’a plus le choix : il faut repartir de l’avant, immédiatement.
Le message du capitaine
Capitaine et leader du vestiaire, Cheikh Ndoye ne fuit pas. Il assume, analyse et surtout recadre. « On est touchés, mais dans notre orgueil », lâche-t-il. Une phrase qui résume l’état d’esprit du groupe. Touché, oui. Abattu, non. « Le mental, on l’a », insiste-t-il, comme pour balayer toute idée de fragilité.
Au classement, la réalité est brutale : deux points de retard sur Nîmes, trois matchs à jouer. La marge d’erreur a disparu. Chaque rencontre est une finale. Et dans ce contexte, le discours du capitaine est limpide : « On y croit toujours. Il faut aller jusqu’au bout et gagner les trois matchs. » Pas de calcul, pas d’excuse. Juste une obligation de résultat.
Rebondir sans tout remettre en question
À Nîmes, Cannes a été en dessous, notamment dans l’intensité. Un constat partagé, mais pas dramatisé. « Ça arrive à toutes les équipes. On a pris une claque, maintenant il faut se relever », relativise Ndoye. L’idée est claire : faire de cet échec un déclic, pas un point de rupture.
En interne, la semaine a servi à remettre les choses à plat. Sans tout bouleverser. « On ne peut pas tout remettre en question », tranche le capitaine. Le groupe s’est parlé, a digéré, puis s’est remis au travail avec un seul objectif en tête : répondre sur le terrain.
Un match couperet face à Goal FC
La réponse est attendue dès la réception de Goal FC. Un match qui ressemble déjà à un tournant. « Vendredi, il faut gagner. Il n’y a rien d’autre », martèle Ndoye. Le message est direct, presque froid. Mais il reflète parfaitement l’urgence de la situation.
Dans un stade qui devrait pousser derrière eux, les Cannois n’auront pas d’autre mission que de l’emporter. Pour rester en vie. Pour remettre la pression. Et surtout, pour prouver que cette équipe a encore du caractère. Le temps des mots est passé. Place aux actes.



