Montpellier Run Festival : une édition record avec 5 462 coureurs au départ
Ce dimanche matin aux Arceaux à Montpellier, le quartier était littéralement envahi par une marée humaine de sportifs. Dès 8 heures, 5 462 coureurs se massaient près des barrières de départ, prêts à s'élancer pour le marathon et le semi-marathon du Montpellier Run Festival. L'événement a transformé la ville en un véritable stade à ciel ouvert, avec une ambiance électrique palpable dès les premières lueurs du jour.
Des motivations variées parmi les participants
Parmi cette foule compacte, chaque participant avait sa propre histoire. Henri, venu spécialement de Paris, tentait son tout premier semi-marathon : "Je me suis un peu entraîné mais pas corps et âme non plus. C'est un petit challenge entre amis", confiait-il avec un sourire nerveux. À ses côtés, Robin abordait le marathon avec des incertitudes : "Je me suis blessé et ça fait deux mois que je n'ai pas couru : ça sera la surprise...". Sa sœur Adèle, plus déterminée, avouait cependant son appréhension : "Je suis stressée et j'ai un peu peur de la chaleur mais je suis très impatiente".
Les supporters : le carburant émotionnel de la course
L'énergie du festival ne venait pas seulement des coureurs. Des centaines de supporters s'étaient massés le long du parcours, créant une véritable vague sonore d'encouragements. Martine, venue sans connaître personnellement de participants, expliquait sa présence : "Je me dis que ça apporte un peu de réconfort aux sportifs d'applaudir et l'ambiance est sympathique". Plus loin, Frédérique et Barbara scrutaient attentivement le flot des coureurs, espérant apercevoir leurs amis Noëllie, Eric, Mathilde et Yannick.
Le plus jeune supporter avait à peine cinq ans et demi. Alejandro, brandissant fièrement une pancarte colorée, cherchait du regard Carla, Saskia et Charlotte. "On ne les a pas encore vues", se désole-t-il avant d'ajouter avec conviction : "Moi je ne vais pas courir !".
Les exploits sportifs et les podiums
La performance la plus remarquée fut celle de Redouane Aouarouar, vainqueur du marathon en 2 heures 30 minutes et 50 secondes. Le Montpelliérain, qui avait arrêté la compétition en 2018, s'était remis à l'entraînement l'été dernier. "Je m'y suis remis pour faire du trail", expliquait-il modestement. Sa plus belle récompense se lisait dans les yeux émerveillés de sa fille Jannat, 4 ans, qui agitait la médaille de son père avec émotion devant sa petite sœur Inès.
Les résultats officiels révèlent l'excellence des performances :
Semi-marathon
Hommes :
- 1er : Maxime Tesch (Montpellier Start Running) - 1h08'31
- 2e : Thomas Fasquel (AC Boulogne Billancourt) - 1h11'22
- 3e : Jamal Moussaoui (S/L Duclair le Trait Athlétique Club) - 1h11'33
Femmes :
- 1re : Hannah Fabian (Montpellier Start Running) - 1h25'42
- 2e : Roseline Thierry (S/L Embrun) - 1h28'58
- 3e : Pauline Coudrez (Lyon Athlétisme) - 1h30'16
Marathon
Hommes :
- 1er : Redouane Aouarouar (Alès Cévennes Athlétisme) - 2h30'50
- 2e : Tom Chaudon - 2h31'10
- 3e : Jeremy Goguet - 2h40'32
Femmes :
- 1re : Sonai Larralde - 3h15'15
- 2e : Anne-Lide Virot - 3h17'58
- 3e : Virginie Vinatier (Olympique de Marseille Athlé) - 3h19'37
Les records personnels et les fiertés du dimanche
Au-delà des podiums officiels, de nombreux coureurs célébraient des victoires personnelles. Paul a ainsi pulvérisé son record personnel en terminant le semi-marathon en 2 heures 21 minutes. "Forcément, c'est la première fois que je cours sur autant de kilomètres. Mon précédent record c'était lundi, j'ai atteint les 10 km sur tapis de course", expliquait-il avec humour, cigarette aux lèvres. Sa motivation ? L'orgueil, après que sa copine Paloma ait bouclé un semi-marathon la semaine précédente. "Mais moi, j'ai quand même fait un meilleur temps que lui", glissait-elle en chuchotant, un large sourire aux lèvres.
Le Montpellier Run Festival a ainsi démontré sa capacité à rassembler aussi bien les champions aguerris que les coureurs du dimanche, créant une journée mémorable où chaque participant, qu'il termine premier ou dernier, repart avec sa propre histoire de dépassement et de partage.



