Le MHR se déplace à Bilbao ce vendredi 22 mai à 21 h pour disputer la finale de la Challenge Cup face à l’Ulster. Le capitaine et troisième ligne montpelliérain, Lenni Nouchi, a fait part de son ambition en conférence de presse d’avant-match.
Une récupération prioritaire
Interrogé sur la récupération après la victoire à Castres (33-36), Nouchi a expliqué : « On récupère petit à petit. Aujourd’hui, c’était une journée plutôt tranquille pour justement se régénérer et aborder le match de vendredi le mieux possible. On a un jour de repos en moins donc on a priorisé la récup pour garder du jus. »
Le programme de la semaine alterne entre travail des systèmes et recherche de fraîcheur : « C’est un peu des deux. Continuer à travailler pour cette finale et essayer de récupérer le maximum de fraîcheur pour ce match. C’est le job des prépas et des kinés et je pense qu’ils le font plutôt bien. »
Un match intense contre Castres comme préparation
Le match contre Castres, très intense, a servi de préparation idéale : « Oui, ça tape hein (rires). C’était un match avec beaucoup d’intensité et le plus important c’est qu’on arrive quand même à gagner et à maintenir la confiance qu’on a réussi à avoir depuis maintenant cinq-six mois. »
Nouchi insiste sur l’importance de concrétiser : « C’est bien pour nous dans nos têtes et bien pour le club, mais comme je le dis depuis maintenant deux semaines, pour l’instant on n’a rien gagné. On est juste qualifiés dans le top 6, on est en finale (de Challenge Cup), mais on n’a aucun trophée qui est revenu à Montpellier depuis maintenant 4-5 ans. Il faut aller au bout des choses. »
Objectif : gagner la Challenge Cup
L’objectif de fin de saison est clair : « Gagner le plus de matchs possible. Gagner la Challenge Cup c’est le premier objectif. Et après, on va basculer sur Pau et Lyon pour finir la phase régulière le plus haut possible dans le classement. »
Pour sa première finale en tant que capitaine, Nouchi se veut serein : « Pour l’instant, on le vit plutôt bien parce qu’on a réussi à engranger de la confiance depuis quelques mois. Je sais que c’est une finale, mais je vais surtout essayer de me focaliser sur moi, mon jeu et ce que je peux apporter à l’équipe. »
Une progression constante
Le capitaine a souligné l’évolution du club : « On passe d’un barrage gagné à la dernière minute (en 2024 face à Grenoble) à, deux ans après, une finale de Challenge Cup et un Top 6. Donc ça montre aussi le travail fourni et c’est de bon augure pour la suite. »
Les clés de la réussite ? « Déjà, le recrutement a été bénéfique avec l’apport de Billy (Vunipola), « Jordi » (Jordan Uelese) et j’en passe. Un staff qui reste plus d’un an et demi (rires) ça apporte de la constance aussi dans le projet. Avoir un staff déjà quasiment 100 % montpelliérain ça donne envie de se reconnaître à travers notre staff. Et aujourd’hui, c’est le cas. Ça nous permet d’avoir cette stabilité-là, qu’on recherchait depuis maintenant le titre de 2022. »
Une première étape vers le renouveau
Ce trophée pourrait symboliser le renouveau : « Oui, ça serait une première étape dans ce qu’on veut mettre en place. Ça montrerait un peu à tout le monde qu’on a évolué, qu’on a changé. Et que maintenant, on peut être dans la cour des grands et pas des petits comme on l’est depuis l’après-titre. »
Une victoire permettrait de basculer en Champions Cup l’an prochain : « Ça serait la première récompense de la saison qui permettrait de clôturer ce chapitre Challenge Cup. Si on a la chance de la gagner, on pourra basculer en Champions Cup l’année prochaine. Ça nous permettrait de pouvoir continuer sur la même dynamique de victoire en cette fin de championnat. »
Face à l’Ulster, un défi physique
À propos de l’adversaire, Nouchi analyse : « C’est un club irlandais. Forcément, ils jouent très bien au rugby. S’ils sont là, ce n’est pas par hasard aussi. On a commencé à regarder un peu les vidéos, ils ont un pack assez physique avec des gros porteurs donc nous on va devoir bien se concentrer sur notre défense et nos fondamentaux pour les mettre à mal. »
Un style similaire à celui du Connacht en quart de finale : « C'est un peu le même style. Ils arrivent souvent à trouver des zones un peu faibles chez nous. On va justement bien travailler cette semaine pour les combler. »
Interrogé sur son anglais pour les échanges avec les arbitres, Nouchi a plaisanté : « Oui c’est bon je parle très bien d’anglais maintenant (rires) ! Je ne le teste pas, je le garde pour vendredi. »



