Lamontjoie en D2 : Une inquiétante spirale négative menace le maintien
Lamontjoie en D2 : La spirale négative inquiète

Lamontjoie en D2 : Une inquiétante spirale négative menace le maintien

Après une première partie de saison convaincante en D2, le club de Lamontjoie semble avoir perdu le fil depuis la reprise, au point de craindre sérieusement pour son maintien. Les statistiques révèlent une situation alarmante qui place les Montjoyards dans une position délicate à seulement six matchs de la fin.

Un retournement de situation spectaculaire

On se souvient de cette drôle de statistique au moment de la trêve hivernale. Positionné dans le top 5, Lamontjoie, alors neuvième, comptait quatre victoires décrochées à l’extérieur pour autant de revers à domicile. Quatre mois plus tard, le constat est bien différent. Les Montjoyards ont enfin remporté un succès devant leur public mais n’ont ramené que deux résultats nuls de leurs déplacements. Autant dire qu’ils ont essuyé cinq défaites, parfois très sèches, qui les ont plongés dans une zone de turbulence.

Pas très optimiste sur la situation, le président Christophe Massenot voit d’ailleurs assez mal comment son équipe pourrait s’en sortir. Il faut avouer que le contexte n’est pas franchement favorable. Avec deux équipes lot-et-garonnaises actuellement relégables en R3, la neuvième place en D2 est synonyme de descente en fin d’exercice. Il reste donc, pour gagner au moins une place au classement, six matchs face à des concurrents directs pour le maintien ou des équipes de haut de tableau. À commencer par Tonneins, deuxième, ce samedi.

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Les défis techniques et psychologiques

« Ce n’est peut-être pas sur ce match-là qu’on va pouvoir tabler pour s’en sortir, mais on va s’accrocher pour se sortir de là, prévient le coach Stéphane Lefèvre. Logiquement, avec trois victoires, on doit pouvoir renouveler notre bail à cet échelon. » Pour y parvenir, il va falloir, avant tout, réussir à remettre l’équipe sur les rails. Plus mauvaise défense de la poule, elle a besoin de trouver une certaine solidité si elle veut rivaliser avec ses adversaires.

« On a des soucis d’équilibre à régler, reprend le technicien. Après avoir encaissé pas mal de buts sur plusieurs rencontres, j’ai tenté de proposer une autre organisation avec cinq défenseurs. On était mieux derrière, mais on ne se créait plus de situations dangereuses. On est donc revenu à l’ancien système. » Ce qui n’a pas résolu toutes les difficultés puisque, samedi dernier, la formation s’est inclinée 1-3 face à Boé/Bon-Encontre 3, cinquième, en commettant trois erreurs défensives qu’elle a payées cash. Comme toujours.

Un autre constat revient sans cesse : cette équipe semble incapable de reproduire en match ce qu’elle réussit à faire durant les entraînements. « Au-delà des quelques insuffisances techniques, on sent un cruel manque de confiance. En match, on joue particulièrement bas et on subit même à domicile. C’est un cercle vicieux que nous n’arrivons pas à casser. C’est d’autant plus frustrant que notre mot d’ordre depuis le début de l’exercice est de proposer du jeu pour progresser collectivement. Mais on donne trop souvent le sentiment d’être tétanisé. Et, surtout, on ne réussit pas à capitaliser. Face à Castillonnès, septième, on fait certainement notre meilleur match de la saison en s’imposant 4-2 et, la semaine suivante, on est inexistant à Castelmoron, huitième, où on perd 2-0. Cette irrégularité nous plombe. »

La défense, un point noir persistant

Avec 45 buts encaissés cette saison, Lamontjoie est de loin la plus mauvaise défense de D2. Avec près de trois buts encaissés par match, la formation de Stéphane Lefèvre a pris onze buts de plus que Boé/Bon-Encontre 3, quatrième, et Castillonnès, septième, les deux autres plus mauvaises défenses. L’illustration aussi que ce point faible n’est pas rédhibitoire dans la course au maintien. Paradoxalement d’ailleurs, Astaffort, douzième, qui ferme la marche en D2, n’a encaissé que 24 buts. Mais c’est bien Lamontjoie qui a le plus mauvais goal-average avec un bilan de -19, ce qui est certainement le plus inquiétant.

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Si Lamontjoie veut se sauver, les choses sont très simples. Ou presque. Avec quatre matchs à domicile, dont trois face à des concurrents directs, l’équipe doit renverser la table des statistiques, c’est-à-dire faire de son stade municipal, une forteresse imprenable. Au regard de la saison, le défi est immense, mais le coach et ses joueurs n’ont d’autre choix que de relever la tête pour éviter la relégation.