Un geste politique qui fait débat
Comme à son habitude, chaque geste de Lamine Yamal est passé au crible. Et ses dernières actions lors de la parade du FC Barcelone n'ont pas fait exception. Officiellement sacré champion dimanche soir après sa victoire dans le Clasico (2-0), le Barça a célébré son titre dans les rues de Barcelone lundi après-midi, à bord d'un bus à impériale.
Alors que le bus avançait parmi des milliers de supporters, l'international espagnol a attiré l'attention à plusieurs reprises. Il a d'abord déployé un maillot du Barça avec l'inscription provocatrice : « Thank God I'm not Madridista » (« Dieu merci, je ne suis pas madrilène »). Mais c'est un autre moment qui a marqué les esprits.
Un drapeau brandi longuement
Au milieu des réjouissances, le joueur de 18 ans a saisi un immense drapeau de la Palestine, tendu par un supporter, et l'a agité pendant de longues minutes, tout en dansant. Si la star catalane n'avait jamais pris position publiquement sur le conflit israélo-palestinien, il avait récemment évoqué sa foi musulmane pour dénoncer des chants islamophobes lors d'un match contre l'Égypte.
Les images ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux et ont alimenté les questions en conférence de presse. À la veille du déplacement du Barça à Alavés, Hansi Flick a été interrogé sur ce geste politique. L'entraîneur allemand n'a pas caché sa réserve.
La réaction de Hansi Flick
« Ce sont des choses que je n'aime pas trop habituellement. J'ai parlé avec lui et s'il veut le faire... C'est sa décision, il a 18 ans, il est majeur. Nous nous consacrons au football et nous devons tenir compte de ce que les gens attendent de nous », a déclaré Flick. Il a ensuite recentré le débat sur la joie des supporters : « Quand je vois les gens émus aux larmes dans les rues, c'était incroyable, très émouvant. Ils étaient très contents que nous ayons gagné ce titre. Nous jouons au football pour rendre les gens heureux. C'est la première chose que nous devons faire. »
Une affaire jusqu'au sommet de l'État
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a également été invité à réagir. Il a rappelé que l'Espagne avait officiellement reconnu l'État palestinien en 2024 et que celui-ci avait le droit « d'exister ». L'affaire continue de faire parler, tant dans le monde du sport que dans la sphère politique.



