Un triomphe sous les averses pour Julio Mendez
Malgré une météo capricieuse qui a significativement limité l'affluence dans les arènes de Mont-de-Marsan, le jeune torero Julio Mendez a marqué la novillada de Saint-Perdon en coupant trois oreilles face au bétail de l'éleveur portugais Condessa de Sobral. La pluie persistante du samedi 11 avril après-midi n'a pas découragé les aficionados les plus courageux, qui ont été récompensés par un spectacle de qualité.
Un bétail brave et bien présenté
Six pupilles de l'éleveur Condessa de Sobral se sont succédé dans l'arène du Plumaçon, tous démontrant une bravoure remarquable sous le fer. Le premier taureau, nommé Boenas Tardes, arborait une devise noire en hommage à Alvaro Domecq Romero, celui qui avait revitalisé cet élevage grâce à des croisements avec du sang Torrestrella. Le cinquième animal, particulièrement fort, a même effectué un passage éclair dans le callejon, ajoutant du piquant à l'après-midi.
La performance magistrale de Julio Mendez
Face à ces adversaires exigeants, notamment Malito et Chismoso, Julio Mendez a su s'adapter avec brio. Le torero d'Arenas de San Pedro a réveillé l'arène à la cape, puis a déployé tout son art lors du dernier tiers de la lidia. Sa maîtrise technique et sa transmission émotionnelle lui ont valu deux oreilles entières, couronnant un triomphe pleinement mérité. Cette performance confirme sa préparation à prendre prochainement son alternative à Caceres, des mains d'Alejandro Talavante et d'Emilio de Justo.
Les déceptions du côté de Tomas Bastos
En revanche, le novillero castillan Tomas Bastos, triomphateur l'an dernier au Plumaçon, est resté en retrait. Sa première intervention a pâti d'un manque de piquant, ce qui l'a handicapé lors de la mise à mort à la muleta. Il a néanmoins montré du courage en affrontant son dernier taureau, un animal horriblement compliqué qui n'offrait aucune option favorable. Cid de Maria, quant à lui, a laissé perplexe quant à la persistance de son cœur dans l'arène.
Malgré les conditions atmosphériques difficiles, cette novillada de Saint-Perdon restera dans les mémoires pour la démonstration de talent pur offerte par Julio Mendez, annonçant peut-être l'émergence d'une nouvelle étoile du toréisme.



