Basket-ball : Hyères-Toulon doit gagner à Poitiers et espérer pour le play-in
Hyères-Toulon : victoire impérative à Poitiers pour le play-in

Le Hyères-Toulon Var basket dispute son ultime match de saison régulière ce vendredi 15 mai à Poitiers (20 heures, salle Sainte-Eloi). Une victoire, doublée de faux pas de Denain et Gries-Souffel, et le play-in devient réalité.

Un espoir ravivé

Avouez-le, vous reprendriez bien un coup des « Yeux d’Émilie » pour fêter une victoire du HTV au palais ? Eh bien nous aussi. Le mois dernier, l’hypothèse semblait presque saugrenue. Mais Hyères-Toulon s’est accroché à ses minces espoirs de qualification alors que le brouillard bouchait la vue. Et puis, l’horizon s’est dégagé. Il vient d’accumuler deux succès de rang contre des concurrents directs, Gries-Souffel et Denain. La dernière place de play-in (10e) se jouera donc dans un duel à distance avec… Gries-Souffel et Denain. En l’état, une victoire du HTV à Poitiers, ce vendredi soir (20 heures), combinée à des défaites simultanées de deux concurrents directs ferait le bonheur des hommes de Stéphane Dumas.

Au bout de leurs forces

« De toute façon, tout cela est encore très loin. Il faut déjà arriver à Poitiers, faire un bon match et essayer d’être compétitif », remet les pendules à l’heure l’entraîneur. Pour lui, le voyage a commencé dès hier au petit matin, dans le train jusqu’à Roissy puis le car jusqu’à la ville aux cent clochers. Retour samedi, arrivée à Toulon prévue vers 18 h. Et, si tout se goupille bien, rebelote mardi pour le play-in. Pas de vacances pour le cinq varois. La qualification, c’est un peu l’oasis que l’on aperçoit au loin dans le désert d’une saison épuisante. Elle scintille, elle attire mais le sable brûle encore sous les pieds. « Il y a une fatigue mentale et physique qui s’accumule, reconnaît Dumas. C’est comme quand tu cours et que tu es fatigué, tu as l’impression que tu n’en peux plus, mais tu as encore un petit peu de souffle pour faire 50, 100 mètres de plus. »

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Les centimètres, ils ne s’enlèvent pas

Ce souffle, il l’a vu à l’entraînement cette semaine. « Les mecs sont là, ils sont compétiteurs. Personne n’a déconnecté en pensant que ça se termine. C’est rassurant. » Poitiers, de son côté, a ses propres raisons de ne pas lâcher. Cinquième au classement, il joue l’avantage du terrain en play-offs. Un vrai match à enjeu double. « Ils sont obligés de gagner, observe encore le coach varois. À domicile, cette équipe est en plein rush. Ça va être très difficile. Mais pas impossible. » L’obstacle principal s’appelle Narcisse Ngoy. 2,15 m, premier rebondeur de la ligue (12 prises par match), des bras qui touchent le cercle quand il les lève. Une muraille. « Les centimètres, ils ne s’enlèvent pas », sourit Mathis Keita, la cheville gauche dans le bac à glace après l’entraînement.

Roberson face au mur Ngoy

Le meneur expérimenté fixe même la limite : « S’il prend 10 ou 12 rebonds et met un ou deux contres, ça ira. Si ça monte plus haut, ça peut être compliqué. » Dumas confirme le plan : « On sait qu’avoir des paniers sous le cercle ne sera pas simple. On l’avait plutôt bien fait au match aller (victoire 88-79, Ndlr). Donc ce sera le même style de match, mais avec leur public et l’intensité en plus. » Face à ce rempart, Hyères-Toulon aura son propre joueur d’exception. John Roberson, élu dans le 5 majeur de la ligue cette saison, court lui aussi pour le titre de MVP. Mais l’Americano-Bosnien, 37 ans, balaie modestement la question avec sagesse : « Les trophées individuels ne comptent plus vraiment à ce stade de ma carrière. Je veux juste gagner des trophées collectifs. » Et le play-in ? « On a beaucoup travaillé pour ça. Je pense qu’on le mérite. » Keita, convaincu, ne prend pas de gants : « S’il arrive à nous qualifier pour le play-in, c’est le MVP, sans aucun doute. »

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