Hormadi Anglet : Le président assume la mise à l'écart de l'entraîneur Stéphane Barin
Après une série noire de neuf défaites consécutives, la direction de l'Hormadi Anglet a pris une décision radicale le samedi 21 février en mettant en retrait son entraîneur principal, Stéphane Barin. Cette mesure, décrite comme difficile par le président Olivier Bouney, visait à relancer l'équipe en pleine lutte pour le maintien en championnat. Mathieu Cyr, l'adjoint, a immédiatement pris les rênes et a enchaîné deux victoires consécutives, une première depuis fin novembre, redonnant un souffle d'espoir au club.
Une décision difficile mais nécessaire
Dans un entretien exclusif, Olivier Bouney a accepté de revenir sur cette période de turbulence. Interrogé sur l'effet « électrochoc » provoqué par le départ de Barin, il reste prudent : « Électrochoc, je ne sais pas. En tout cas, il y a une réaction et les résultats sont là. Est-ce que c'est lié directement au départ de Stéphane ? Impossible à dire. Mais on sent que les joueurs ont retrouvé le sourire. Et les victoires, forcément, ça redonne de l'élan. »
Le président a souligné la complexité de cette décision, insistant sur le fait que Stéphane Barin est « une belle personne » et que la séparation n'a pas été évidente. « Il fallait vraiment être sûr de vouloir faire ça. On était en renégociation pour savoir si on continuait ou pas la saison prochaine avec lui. Pour l'instant, il est juste mis de côté. Il est toujours salarié du club. » Bouney a également reconnu sa propre part de responsabilité dans la situation, admettant que la communication et l'organisation du club doivent s'améliorer.
Une cassure au sein du groupe
Lorsqu'on l'interroge sur une éventuelle fracture entre Stéphane Barin et le reste de l'équipe, Olivier Bouney avoue ne pas avoir été pleinement informé. « Non, je n'étais pas au courant. Des passages difficiles, j'étais au courant qu'il y en avait. Par l'entraîneur, je l'ai vu fatigué, je l'ai vu se reprendre, repartir. Mais comme tout le monde dans des moments difficiles. » Il a toutefois noté un manque d'envie palpable sur la glace avant le changement, contrastant avec l'énergie retrouvée lors des deux derniers matchs.
Le président a réparti les responsabilités entre les différents acteurs : « Dans des séparations comme ça, vous parlez aux joueurs, ils ont quand même une part de responsabilité dans le fait de ne pas s'impliquer. Et l'entraîneur a sa part de responsabilité, et les dirigeants que nous sommes ont leur part de responsabilité. » Concernant le manager Xavier Daramy, Bouney a précisé qu'il n'est pas menacé pour l'instant, mais que des discussions sont en cours pour clarifier les rôles au sein du club et éviter toute confusion.
Perspectives pour la fin de saison
Olivier Bouney a dressé un bilan honnête des ambitions initiales du club, loin des places actuelles en bas de classement. « Mon objectif en début de saison, ce n'était pas d'être 11e ou 12e. Je ne voulais jamais connaître ces places-là. » Avec quatre équipes très proches en points, la lutte pour le maintien reste serrée, et le président espère éviter une qualification laborieuse. « Mon souhait, c'est qu'on se maintienne en étant neuvième ou dixième mais surtout de ne pas être maintenu en étant douzième. »
Le prochain match contre Bordeaux, prévu ce vendredi à 20h30 à Anglet (La Barre), sera crucial pour consolider cette dynamique positive. L'équipe, composée de joueurs comme Dogémont, Faure, ou Jevpalovs, devra confirmer ses récentes performances pour sécuriser sa place en championnat et tourner la page sur cette période mouvementée.



