Les Girondins face au défi du rebond après la défaite à La Roche-sur-Yon
Repoussés à la seconde place après leur défaite face à La Roche Vendée (1-0), les Girondins tentent de relancer un élan dans un duel pour la montée où ils n'ont plus beaucoup de jokers. Il y a se convaincre, le penser, le clamer. Et il y a se donner les moyens de le réaliser.
Depuis samedi soir après la défaite face au rival dans la course à la montée, dans la bouche de l'entraîneur Bruno Irles et du défenseur Oualid El Hajjam, à ce vendredi avec la visite de 200 Ultramarines au Haillan pour « faire corps », les Girondins n'ont eu qu'un leitmotiv : toujours y croire, malgré les trois points de retard sur les Vendéens.
Une course-poursuite serrée en huit journées
La donne est simple : en huit journées, ils doivent gagner un match de plus que le leader qui dispose, lui, de neuf rencontres. Ce samedi au stade Atlantique contre Chauray (10e), comme à Locminé (9e) samedi prochain, Jean Grillot et ses coéquipiers jouent déjà une partie de leur course-poursuite.
L'objectif est double : montrer aux Yonnais, en voyage de leur côté à Châteaubriant (13e) avant de recevoir Saumur (10e), qu'ils ne leur laisseront pas de répit, et en même temps recréer un élan auprès de leur environnement et pour eux-mêmes.
« Je préfère le mot rebond à revanche », dit l'entraîneur Bruno Irles. « Mardi, la déception était toujours là chez les joueurs. Le discours a été qu'on a été bien jusque-là. On est passé à côté 30 minutes, ça ne casse pas tout. On a 8 matchs, si on les gagne on montera. »
Des ajustements tactiques nécessaires
Les dernières semaines et l'heure passée en supériorité numérique à La Roche ont montré un essoufflement offensif de la méthode pressing - intensité - jeu rapide vertical. Le technicien a mis l'accent dès la reprise de l'entraînement mardi sur la construction en attaques placées.
Au programme : la volonté d'être plus patient (« je demande de la vitesse, mais avec de la maîtrise et pas tout à une touche de balle n'importe comment ») sans pour autant ronronner (« en début de deuxième mi-temps à La Roche, on fait pendant deux minutes des passes qui ne servent à rien »).
« Ce qu'on a mis en place fonctionne, on l'a vu. Maintenant, il faut leur donner des clés collectives face aux blocs bas. J'ai une façon de le faire qui n'était pas prioritaire dans mon projet de jeu ici, à Pau ou QRM, mais plus à Sheriff Tiraspol (en 2016-2017) dans une équipe dominatrice » répond l'ancien Monégasque.
Des absences qui compliquent la tâche
Les plans ne se sont toutefois pas passés comme prévu :
- Les ailiers Pierre-Bertrand Arné et Royce Openda ont été touchés mercredi à l'entraînement
- Espéré de retour sur le banc, l'avant-centre Matthieu Villette (ischio-jambiers) est encore trop juste
- Le milieu Guillaume Odru a dû renoncer lors de la dernière séance, adducteurs douloureux
- Ajoutez-y les suspensions de El Hajjam et Tidyane Diagouraga et les options se réduisent
« On va devoir aller plus doucement sur ce que je voulais actionner » pointe Bruno Irles, qui pourrait titulariser l'ailier Soufiane Bahassa, le jeune avant-centre Luigi Rizaldos et, dans un rôle de milieu tenu en réserve (R1), le latéral Léo Jousselin plus vu en National 2 depuis le 22 novembre.
La détermination malgré les difficultés
Plus sombres que les semaines précédentes, les joueurs ont retrouvé des sourires. L'élan du meilleur passeur Steve Shamal, qui a montré beaucoup de détermination durant toute une semaine de réathlétisation avec l'espoir d'un retour pour de bon, ne sera pas de trop pour dynamiser une attaque en berne (aucun but dans le jeu depuis 352 minutes).
« On a été déçu mais on ne baisse pas les bras. À la Roche, il n'y a pas un qui a triché. Les matchs précédents, ce n'était pas facile mais on les a gagnés. On n'a pas changé par rapport à la période où on marquait beaucoup. On doit faire plus mal encore » dit le capitaine Jean Grillot.
Le soutien des supporters comme moteur
Les superstitieux espéreront que les mots des Ultramarines apporteront plus de réussite que ceux du président Gérard Lopez une semaine plus tôt. Leur dernière visite à l'entraînement, le 28 août après le faux départ contre Avranches (0-0) et Granville (0-1), avait correspondu au démarrage des résultats.
« C'est un bon signal car ils sont positifs. Ça montre aussi aux joueurs déçus qu'il y a des supporters qui y croient aussi. Beaucoup ont l'insulte facile sur les réseaux sociaux mais je sais que la majorité reste derrière ce groupe » pense Bruno Irles.
« On est dans un grand club. L'équipe sait gérer cette pression-là » enchaîne Jean Grillot, qui donne ses arguments : « on est resté uni et déterminé, on travaille. Les autres peut-être aussi mais on ne lâchera rien. » Ce samedi, il faut commencer par gagner.
Le match face à Chauray
Girondins (2e/46 pts) - Chauray (10e/25 pts), ce samedi à 18 heures au stade Atlantique de Bordeaux.
Bruno Irles s'attend à un Chauray « meilleur qu'au match aller » en octobre, quand ses hommes avaient maîtrisé (1-0) malgré un manque d'efficacité et une frayeur dans les arrêts de jeu. Il a vu le club deux-sévrien évoluer avec l'arrivée sur le banc mi-février de Yassine Azahaf, qui s'est construit dans le football amateur girondin.
« Ils ont progressé dans leur jeu de transition, ce qui m'oblige aussi à faire attention dans la façon dont on veut changer. Ils sont puissants devant. Ils ont inversé leur dynamique et ont mérité leur victoire sur Avranches samedi dernier (1-0). »



