ADN Girondins expose l'âme du club bordelais, Giresse plaide pour un lieu de mémoire
Exposition ADN Girondins : Giresse veut un lieu de mémoire

Une immersion dans l'histoire glorieuse des Girondins de Bordeaux

Ce samedi 18 avril, l'association ADN Girondins a transformé le gymnase du parc Lescure en sanctuaire temporaire dédié à l'histoire du club de football bordelais. Dès l'entrée, les visiteurs ont été plongés dans l'ambiance des stades grâce à une bande-son diffusant des commentaires de matchs mythiques.

Des reliques qui racontent une épopée

Sous vitrine, une statue en bronze représentait Claude Bez, l'ancien président emblématique, soulevant un trophée. À ses pieds, des objets personnels - cravate, cigare, briquet et carte de stationnement permanente - évoquaient l'homme à l'épaisse moustache qui a marqué l'histoire du club.

Sur les murs du gymnase, des maillots légendaires formaient une haie d'honneur pour les visiteurs. Les noms de JPP, Pauleta, Wiltord, Planus et Saveljic ont ravivé des souvenirs précieux pour des générations de supporters.

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Raquel, accompagnée de ses filles Victoria et Elisa, s'est attardée devant les pièces exposées, tandis que des écharpes de supporters, trophées, casquettes, fanions et coupures de presse rappelaient les exploits passés du club au scapulaire.

Plongée dans les coulisses administratives

Plus surprenants, des bulletins de paie et un exemplaire de contrat de joueur ont offert un voyage inédit dans les archives administratives du club. Des kakémonos rendaient hommage aux légendes bordelaises avec des légendes détaillées.

« Il y a là des centaines et des centaines de pièces. On a dû malheureusement en limiter le nombre, faute de place. L'objectif était de faire une belle présentation, pas une foire à la brocante », a confié Christophe Clerfeuille, président d'ADN Girondins.

Des supporters émus par leur histoire familiale

Philippe, 70 ans, arborant un maillot floqué du numéro 10 d'Alain Giresse, s'est attardé dans l'enceinte pour remonter le temps. « Le petit prince de Lescure était le maître à jouer d'une équipe exceptionnelle », a-t-il déclaré, toujours admiratif de l'ancien joueur.

Patrick, membre d'ADN Girondins depuis 1968, a partagé son histoire familiale : « Mon père y a joué jusqu'à ses 18 ans. Il m'emmenait voir les matches avec mon grand-père. C'est une histoire de famille. » Son plus beau souvenir ? La double confrontation contre Split en 1982, où Bordeaux avait renversé une défaite 4-1 par une victoire 4-0 au retour.

Alain Giresse plaide pour un lieu de mémoire permanent

L'ancienne gloire des Marine et Blanc a fait une apparition remarquée, signant des autographes et échangeant avec les supporters. Il a notamment discuté avec les descendants de Johannes Lambertus De Harder, le « Hollandais volant » des années 50.

Alain Giresse a exprimé son soutien à l'idée d'un lieu pérenne : « Voir des gens se lancer dans cette aventure, c'est fou. On est à la source des Girondins de Bordeaux. Dans le contexte que traverse le club actuellement, ça fait du bien. Sans verser dans la nostalgie, il y a la réalité, cette histoire qui fait l'identité d'une ville, d'une région. »

Il a poursuivi : « Marseille, Saint-Étienne et Lyon ont leur musée. Bordeaux mérite un lieu. »

Un appel à la mobilisation collective

Christophe Clerfeuille a défendu la création d'un local pérenne pour les supporters : « Avec une décoration exceptionnelle, de l'événementiel. Tout le monde doit se mettre autour de la table pour trouver une solution. Sans moyens, on a déjà réussi cette journée. Avec seulement la passion et la foi des Girondins. »

L'exposition a ainsi démontré que la mémoire du club dépasse le simple cadre sportif pour toucher à l'identité même de Bordeaux et de sa région, créant un appel fort pour la préservation de ce patrimoine collectif.

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