Stade Montois : défaite cruelle à Colomiers, espoirs de maintien anéantis
Défaite cruelle du Stade Montois à Colomiers

Les Montois ont déjoué tous les pronostics en menant pendant 70 minutes chez des Columérins méconnaissables (19-13). Mais cette défaite à 0 point concédée dans les derniers instants sonne pratiquement le glas de leurs espérances de maintien.

Un exploit lointain

Vendredi 31 mars 2023, même lieu, même heure. Le prodige parentissois Léo Banos illuminait le déplacement à Michel-Bendichou d’un contrôle extérieur pied droit magique, pour propulser ses partenaires vers les dernières phases finales de leur histoire, à l’issue de la seule victoire en Haute-Garonne depuis 10 ans (23-26). Trois ans plus tard, les exploits du flanker toulousain et de cette impressionnante équipe de 2022-2023 ne sont plus qu’un horizon très lointain. Et le Stade Montois, qui était encore il y a peu l’une des équipes les plus régulières de Pro D2, se trouve désormais au bord du précipice. Aux portes du Top 14 à celles de la Nationale en trois petites saisons.

Ce vendredi soir, chez des Columérins méconnaissables, les Jaune et Noir n’ont pas réalisé cet exploit « banosesque » qui aurait pu leur faire espérer un maintien miracle (19-13). Ils ont pourtant livré une prestation étonnante, inattendue, en menant pendant 70 minutes chez un candidat à la montée. Mais comme un symbole de cette saison noire, ils n’ont pas réussi à prendre le moindre point dans une rencontre à leur portée. La contre-performance de trop : avant la dernière journée et la réception des voisins agenais, ils sont officiellement hors de portée de Dax, Aurillac et Nevers. Maigre et unique espoir, une victoire de Biarritz (qui devrait se maintenir en recevant la lanterne rouge Carcassonne vendredi prochain) à Béziers : à l’heure où nous écrivions ces lignes, l’issue de « ce choc de la peur » n’était pas connue.

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La Colombe bat de l’aile

Les Stadistes ne peuvent de toute façon compter que sur eux-mêmes. Et ils réussissent leur entame : le club à la Colombe, en difficulté en conquête, concède la première attaque… et la première erreur défensive, sur ce franchissement de Du Plessis pour son premier essai depuis… la 29e journée de l’an passé et son triplé contre Valence-Romans (0-7, 4e). Est-ce le guichet fermé (6 994 spectateurs) et la « garden party » de Bendichou qui rend les Haut-Garonnais fébriles et timorés ?

Car les Jaune et Noir – qui perdent rapidement leur 2e ligne Nguimbous – n’ont rien à perdre et continuent de se montrer très entreprenants. La conquête est propre, le jeu offensif délié, la défense efficace face aux partenaires de l’ex-Montois Edwards, étonnamment inoffensifs et surclassés dans le jeu au sol. Seul point négatif, les deux pénalités sanctionnées du pied par l’ouvreur toulousain Delpy (14e, 27e), qui permet aux siens de recoller sans n’avoir rien montré (6-7, 27e). Ces derniers passent tout près de la correctionnelle pour une pénalité contre Goginava sur la ligne adverse (34e)… et rentrent aux vestiaires tête basse après une nouvelle pénalité de Du Plessis (6-10, 38e).

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Une issue cruelle

Les joueurs de Florian Nicot le savent, ils ne peuvent pas se permettre une telle bouillie de rugby à domicile dans l’optique des phases finales. Les offensives sont désordonnées, les touches ne sont pas trouvées. Le public de Bendichou commence à s’impatienter, et les Montois de Clément Briscadieu – qui donne de la voix depuis la tribune – commencent à croire à une performance impensable. D’autant que Du Plessis poursuit son festival (6-13, 49e)... et que Lafforgue laisse encore échapper un ballon sur la ligne adverse (53e) ! La Colombe est à l’agonie, mais elle n’a plus le choix. Après avoir sauvé la mêlée à cinq mètres, ses avants débloquent le compteur d’essais sur un ballon porté conclu au forceps par Carmona (13-13, 58e). Le point de départ du réveil des Columérins, qui veulent emballer les 20 dernières minutes. Le rideau montois, si valeureux, finit par craquer sur une pénalité contre Robic convertie par Delpy (16-13, 73e). Le bonus défensif aurait maintenu les Montois en vie, mais Delpy n’en a que faire et passe sa quatrième pénalité à 30 secondes de la fin (19-13, 80e). Les Stadistes récupèrent pourtant une ultime pénalité au bout du bout… mais ils choisissent et perdent la touche ! Une issue cruelle à l’image d’une saison cauchemardesque jusqu’au bout. Une chose est certaine, ce n’est pas ce vendredi soir qu’ils ont laissé échapper leur maintien.