Nicolas Depoortere présente ses coéquipiers de l'UBB avant la finale
Depoortere : portraits de ses coéquipiers de l'UBB

Nicolas Depoortere : « Cette équipe, c’est comme ma deuxième famille »

Privé de finale en raison d’une blessure à l’épaule contractée en Écosse avec le XV de France, le centre international de l’UBB a accepté de présenter ses coéquipiers qui débuteront face au Leinster. « Une frustration », admet-il, mais il vit au plus près du groupe : « Je suis avec eux à 1 000 % ! J’essaie de passer le plus de temps possible avec eux. » Sa convalescence pourrait lui permettre de revenir pour une demi-finale de Top 14, mais il ne prendra aucun risque.

Les trois-quarts

15 Salesi Rayasi : « Un top player » « Un chouette type. Il me fait rire. Parfois, il essaie de parler français mais du coup, il lui arrive de sortir des mots qui n’ont pas de sens. Il est arrivé sur la pointe des pieds, mais il nous a montré qu’il pouvait faire des différences sur le terrain : il nous a parfois épatés. Et a contrario, d’autres fois, il a fallu qu’il prenne des “tartes” pour se réveiller (rires). Sa compréhension du rugby fait de lui un top player. »

14 Pablo Uberti : « Une valeur sûre » « Il ne parle pas. Pas trop en tout cas. Il a les pieds sur terre, il est humble, mais c’est une put… de valeur sûre. J’adore jouer avec lui. »

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13 Damian Penaud : « Ses cartes Pokémon » « Un phénomène. Tout le monde le connaît. Il est dans sa bulle avec ses cartes Pokémon. Mais il pue le rugby, il comprend et voit tout avant les autres. Il sait d’ailleurs t’engueuler quand, toi, tu n’as pas vu les coups. On a pu voir un Damian peut-être un peu endormi en début de saison, mais il a complètement rebondi. Le replacement au centre lui a fait du bien. Dans le combat notamment : quand il est sur l’aile, ce n’est pas le premier qui va plaquer. Mais une fois au centre du terrain, il s’y file ! »

12 Yoram Moefana : « Parfois, il s’énerve » « C’est un gars timide, mais des fois, il peut péter les plombs et s’énerver (sourire). On a créé une belle complicité avec les années. »

11 Louis Bielle-Biarrey : « Où va-t-il s’arrêter ? » « Loulou, je pourrais en faire une thèse. On a créé une vraie amitié. Je suis heureux de tout ce qui lui arrive. Où est-ce qu’il va s’arrêter ? Il marque à chaque match, il fait des différences à chaque fois. Tu pourrais faire un plan de jeu en te contentant de taper au pied dans le ballon et lui demander de courir… »

Les demis

10 Matthieu Jalibert : « Mon Jalo » « Mon Matthieu, mon Jalo… Que dire de lui ! Qu’est-ce qui va l’arrêter ? Désormais, il commence même à mettre des “bûches” en défense ! C’est bien pour les centres (rires). Il a atteint son niveau de maturité rugbystique. Il est au summum, même si j’espère qu’il apportera encore plus. »

9 Maxime Lucu : « Notre phare » « Max, c’est l’UBB. Il représente ce club. C’est notre lumière. Notre phare au milieu de la tempête. On est perdu sans lui : on l’a vu en début de saison quand il était blessé. Quand ça ne va pas, il ne le montre jamais, et il trouve toujours les bons mots. Il fait toujours passer les autres avant lui. C’est une perle. »

Les avants

8 Marko Gazzotti : « Un parpaing » « Un 2004, je suis champion du monde avec lui ! Je l’ai logé quand il est arrivé à Bordeaux. Il m’impressionne : je savais que c’était une brique, c’est un parpaing désormais. Il ne comprend pas tout au rugby (rires), mais dès qu’il a la balle, danger ! À l’impact, il t’explose. Pourtant, quand on le voit les yeux un peu fermés, on a toujours l’impression qu’il dort. Mieux vaut qu’il soit avec nous. »

7 Pierre Bochaton : « Travailleur de l’ombre » « Le travailleur de l’ombre. J’adore faire une fixette sur lui en match. Dès qu’il y a un ruck, on sait qu’il est là : il se relève, le casque à ses pieds (sourire). Sans des mecs comme ça, on ne parviendrait pas à produire notre jeu. »

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6 Cameron Woki : « Le pari gagnant » « Il était déjà parti lorsque j’ai commencé avec lui chez les pros. Mais je suis trop content qu’il ait fait son retour à Bordeaux. D’autant que c’est un pari gagnant. Il fait une saison extraordinaire. Il a une valeur ajoutée évidente. En touche, mais aussi dans le jeu de par son activité. »

5 Adam Coleman : « Une bûche » « Notre ligne directrice en défense. C’est une bûche. Il a quatre cartouches à mettre dans un match, mais elles nous remettent de l’énergie à chaque fois. Il ne parle pas beaucoup sur le terrain. Alors quand il le fait, c’est qu’il faut agir. Pour le reste, ça me fait dire que je dois me mettre à l’anglais (sourire). »

4 Boris Palu : « Mon top 2 » « Dans le top 2 de mes plus belles rencontres humainement cette saison. Un amour, une crème. Il a toujours le sourire. Sur le terrain, on ne fait pas forcément attention à lui, mais c’est une machine dans le travail de l’ombre. »

3 Carlü Sadie : « Un buffle » « Un buffle. Ses cuisses, ce sont des jambonneaux. Dans le jeu, il est dominant, surpuissant. Comme certains joueurs étrangers, il a peut-être eu du mal à s’acclimater lors de sa première année en Top 14. Mais désormais, il est à son prime ! Je crois même qu’il va avoir des rassemblements à faire avec l’Afrique du Sud. Avec la barrière de la langue, je n’ai pas trop de sujets de discussion avec lui, hormis le biltong (NDLR, viande séchée). Mais c’est un super type. »

2 Maxime Lamothe : « Il mérite » « Félicitations à lui d’abord, il vient de devenir papa. Je partage un point commun avec lui : on est tous les deux issus de la formation bordelo-béglaise (NDLR, il vient de Talence). Il est l’image du paquet d’avants qui progresse d’année en année. Ils ont compris le truc. Et pourtant, ce n’est pas simple pour les avants (rires). Il a fait sa première sélection en équipe de France cette saison, il le mérite – j’ai l’impression d’avoir 50 ans en disant cela. Je suis très content pour lui. »

1 Jefferson Poirot : « Le papa » « “Jeffey”. Il l’a eu dur ces deux dernières semaines : ce n’est pas facile de lâcher l’équipe dans ces moments-là. Mais il a toujours été présent. Il a fait la remise de maillot avant la demie face à Bath. C’est le joueur qui a vécu le plus de choses avec l’UBB. C’est le papa de ce groupe. Il est hyper important sportivement et humainement. »

Nicolas Depoortere, lui, se projette déjà vers la suite : « Objectif demie. » Opéré de l’épaule, il espère revenir à temps pour les phases finales du Top 14.