Les Boxers de Bordeaux décrochent leur premier titre : les quatre piliers du succès
Derrière le trophée historique remporté par les Boxers de Bordeaux, fruit d'un état d'esprit collectif exceptionnel, quatre hommes ont joué un rôle absolument déterminant. Deux appartenaient au staff technique, tandis que les deux autres évoluaient directement sur la glace. Leur contribution combinée a permis au club de réaliser un exploit mémorable.
Stéphan Tartari : l'âme du club depuis toujours
Stéphan Tartari incarne véritablement l'histoire des Boxers de Bordeaux. Le manager a tout vécu à Mériadeck : joueur de 1996 à 2008, entraîneur simultanément de 2001 à 2008, avant d'endosser définitivement le rôle de manager. Son numéro 4 a même été retiré en 2019, témoignant de son importance capitale.
Il a accompagné la progression de son club de cœur dans tous les domaines, sportifs et extra-sportifs. Si aujourd'hui le club possède cette forte identité reconnue par tous les clubs girondins, c'est en grande partie grâce à son travail acharné. Dans le hockey local, national et même international, tout le monde connaît « Tartari », ce qui constitue un atout considérable.
« Quand je repense qu'on était redescendu au plus bas niveau en D3…, confiait-il sur la glace de Grenoble juste après le titre. Bordeaux champion, avec notre nom sur la coupe c'est ma plus grande fierté mais je sais d'où on vient, je sais tout le travail fourni. C'est la victoire de passionnés, de bénévoles, de partenaires, d'actionnaires et c'est à vie ».
Olivier Dimet : le chef de famille bienveillant
Son arrivée d'Anglet en 2019 est en partie due à son amitié avec Stéphan Tartari. Un an après avoir fait monter son ancien club d'Anglet en Ligue Magnus, ce technicien décrit comme « droit, juste et qui se met beaucoup à la place de ses joueurs » par son épouse Hélène, a rejoint les Boxers.
Avec lui, l'équipe a toujours atteint les play-offs, avec deux demi-finales et donc un titre au bout de la deuxième finale disputée. « Cette équipe a été à l'image du staff, de Dim, simple, qui ne se prend pas pour quelqu'un d'autre et qui travaille », estime Tartari.
Dans le vestiaire, les joueurs témoignent d'une gestion sincère et humaine : « Il a été extraordinaire, il nous a toujours soutenus et on avait aussi envie de le lui rendre », confie Baptiste Bruche. Aina Rambelo, présent depuis 12 saisons, complète : « Humainement, c'est incroyable. Sa porte est toujours ouverte, il voulait créer une famille et je pense qu'il a réussi ».
Quentin Papillon : le retour en grâce spectaculaire
Comme son équipe, peu de personnes auraient parié sur le gardien bordelais Quentin Papillon pour devenir champion et MVP de la série finale. Pourtant, les Boxers et leur gardien ont raflé la mise de manière magistrale.
Sa blessure à la cheville qui l'a éloigné 10 semaines de septembre à décembre l'avait privé de temps de jeu crucial avant les JO de Milan-Cortina, lui qui avait été numéro 1 des derniers mondiaux. Comment allait-il réagir alors qu'Alex Dubeau avait remis les Boxers sur les rails pendant son absence ?
De la meilleure des manières : avec deux séances de tirs au but blanchies et 92% de tirs arrêtés sur l'ensemble des play-offs. « Il n'y a pas mieux qu'être champion en battant Rouen et Grenoble », glissait-il avant le dernier match. Mission accomplie avec brio.
Loïk Poudrier : le fédérateur expérimenté
« Bordeaux et les Boxers resteront gravés à vie. Mes deux enfants sont nés ici et je termine sur un titre, c'est une sortie par la grande porte comme on dit », réagissait le capitaine Poudrier. L'attaquant franco-québécois de 33 ans aura été le trait d'union parfait de l'équipe pour cette saison incroyable.
Son expérience lui a permis de faire le lien entre la jeune génération (Tournier, Bruche, Leborgne, Tomasino, Guidoux) et les anciens arrivés pour apporter leur bagage (Pelletier, Morin, Beaudry, Farnier). Au club depuis sept ans, il a permis à la mayonnaise de prendre entre les recrues, notamment québécoises, et le reste de l'équipe.
Parmi les 20 meilleurs pointeurs des play-offs, il a su hausser son niveau de jeu au moment crucial, entraînant toute l'équipe dans son sillage. Jamais inquiet malgré les moments difficiles et focalisé sur l'analyse de chaque instant, il avait toujours le bon discours pour maintenir son équipe concentrée sur l'objectif ultime.
Ces quatre hommes, chacun avec son rôle spécifique mais tous animés par la même passion, ont écrit ensemble la première page glorieuse de l'histoire des Boxers de Bordeaux. Leur complémentarité et leur engagement total ont permis de transformer un rêve en réalité, créant ainsi un moment indélébile dans les annales du hockey français.



