Les espoirs de montée directe des Girondins s'amenuisent sérieusement
La défaite des Bordelais face à la réserve de Lorient ce samedi (2-3) prend une dimension particulièrement cruelle au regard des résultats de la semaine du leader La Roche-sur-Yon. Les Vendéens, pourtant battus à Bayonne mercredi (2-0) dans un match en retard, ont ensuite été accrochés à Saint-Malo ce dimanche (1-1). Deux faux pas qui n'auront finalement pas profité aux hommes de Rio Mavuba, désormais distancés de sept points par le leader avec seulement cinq journées à disputer.
Un objectif pragmatique qui évolue rapidement
La perspective d'une première place synonyme de montée directe en National 1 apparaît désormais très faible, même si elle ne peut être totalement écartée. Face à cette réalité, le premier objectif pragmatique a migré : il s'agit désormais de conserver coûte que coûte la deuxième position au classement. Cette place pourrait en effet ouvrir la voie à un hypothétique repêchage, selon un système complexe qui compare les performances des deuxièmes des trois poules de National 2 face aux autres équipes du Top 6.
Les incertitudes restent cependant nombreuses concernant ce scénario de repêchage, qui dépendrait également de possibles relégations administratives de clubs de l'échelon supérieur ou de montées non validées sur le plan financier. Pour l'heure, la réalité immédiate pour les Girondins consiste à ne pas se laisser dépasser par Bayonne. L'Aviron, freiné par Granville (0-0), ne compte que trois points de retard et recevra son voisin au stade Jean-Dauger le 2 mai prochain.
Un calendrier qui va se corser dangereusement
Le programme des dernières journées s'annonce particulièrement délicat pour les Bordelais, qui devront affronter quatre équipes potentiellement classées dans les six premiers : Dinan, Bayonne, Les Herbiers et Avranches. Cette difficulté contraste avec le calendrier qui s'adoucit pour La Roche-sur-Yon, accentuant encore le défi qui attend l'équipe girondine.
L'an passé, la position de deuxième rang n'avait pas suffi aux Bordelais, qui avaient manqué d'énergie dans le match décisif aux Herbiers à la 28e journée. Un scénario que l'entraîneur Rio Mavuba et ses dirigeants devront absolument éviter cette saison.
Un ressort cassé depuis mars
Alors que la saison 2025-2026 semblait plus solide, un véritable ressort s'est cassé après l'expulsion d'Araujo en fin de première mi-temps du match au sommet à La Roche (1-0) le 21 mars dernier. Cet incident s'est concrétisé par trois défaites en quatre journées et un manque de lucidité générale qui a coûté cher à l'équipe.
« On a trop vu La Roche comme une finale et mentalement, ça a été plus compliqué après. Mais à un moment, il faut passer au-dessus de ça. On est des grands garçons, on a un groupe mature avec des joueurs qui ont connu les niveaux au-dessus », analyse l'ailier Steve Shamal, conscient des enjeux psychologiques.
Mavuba face à un défi tactique majeur
Sportivement, après l'effondrement contre Chauray (1-3) il y a trois semaines, Rio Mavuba avait réussi à redonner de la consistance collective à son équipe à Locminé (1-2) grâce à un changement de système tactique. Un bloc dense avançant à nouveau, le peps apporté par des revanchards comme Bahassa et Jousselin, le retour de Diop au milieu et de Shamal, ainsi qu'une prise de conscience de certains autres joueurs comme Ba et Etonde avaient permis de gagner la bataille tactique.
Avec pratiquement le même onze de départ contre Lorient (seul retour de Trichard aux dépens de Jousselin), Mavuba a cette fois perdu ce duel tactique assez largement, malgré les corrections apportées à la pause et un coaching payant qui a vu Mannaï et Jousselin devenir décisifs pour le 2-2 temporaire.
Les retours espérés qui pourraient tout changer
Dans leur mission commando pour sa première expérience sur le banc des seniors, l'ancien milieu de terrain et son staff seront particulièrement attendus à Dinan samedi prochain pour repartir de l'avant. Les retours espérés du milieu Guillaume Odru et de l'avant-centre Matthieu Villette, qui apportent une maîtrise technique précieuse, ne seraient certainement pas de trop dans cette période cruciale.
« J'avais dit en prenant l'équipe qu'on avait un championnat à sept matchs. Il en reste cinq et il faudra aller chercher le maximum de victoires avec des matchs plus importants que d'autres », rappelle Rio Mavuba, déterminé malgré la déception palpable. La marge d'erreur est désormais quasi inexistante pour les Girondins, qui devront montrer une solidité mentale et tactique exemplaire lors des ultimes rencontres.



