Basket Landes dominé (67-49) par Bourges en finale aller : la belle en ligne de mire
Basket Landes battu (67-49) à Bourges, retour décisif vendredi

Les Landaises ont été très logiquement dominées (67-49) dans la manche aller de la finale de Ligue féminine. Mais qui dit manche aller, dit manche retour pour aller chercher une belle : elles ont une semaine pour digérer et repartir de l'avant. Bourges mène 1-0 dans cette série au meilleur des trois matchs.

Un premier round dominé par Bourges

Le premier round de cette finale 2026, la toute première de l'histoire entre les deux clubs, a tourné clairement en faveur des Berruyères, samedi, dans un Prado qui ne réussit décidément pas souvent aux Landaises. Si elles y avaient gagné en tout début de saison, lors de la 2e journée de la phase régulière, elles l'avaient tout de suite relevé : c'était une bonne nouvelle, suffisamment rare pour être appréciée, mais aussi fragile pour ne pas tirer de conclusions hâtives. Cette manche aller l'a rappelé avec violence : pour défier les Tango sur leurs terres, tous les curseurs doivent être poussés au maximum.

Samedi, ils sont tous, ou presque, restés coincés bien en deçà de ce qui aurait été nécessaire pour espérer gagner et même rivaliser. Le score est sans appel : une défaite de 18 points à l'issue d'une rencontre où Basket Landes n'aura mené que 2 minutes et 5 secondes, au cœur d'un deuxième quart-temps où le collectif landais a semblé enfin prendre ses marques. Mais l'embellie n'a pas duré face à une équipe de Bourges emmenée par une Maëva Djaldi-Tabdi des grands soirs, auteure d'un double double (11 points, 15 rebonds).

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Les individualités landaises en échec

En face, personne n'a réussi à bloquer la tour de contrôle berruyère, tandis que la « reine des rebondeuses » Murjanatu Musa n'a pas pesé (3 rebonds) et que la cheffe d'orchestre Leïla Lacan a été muselée, limitée à 9 points. Marie Pardon a bien couru et distribué (6 passes décisives, 3 interceptions), mais ses partenaires, malgré des efforts, n'ont pas su trouver la cohésion nécessaire. L'ensemble était trop chaotique et inefficace, avec une adresse défaillante (à peine 30 % de réussite).

Analyses des entraîneurs

Julie Barennes, coach landaise, ne cache pas sa déception : « Il aurait fallu beaucoup défendre. C'est une victoire logique, les 20 points d'écart le sont aussi. Offensivement, elles prennent 15 rebonds offensifs, c'est trop. Physiquement, elles nous dominent sur plusieurs postes. À nous d'être capables de proposer autre chose et de nous adapter. »

La capitaine Camille Droguet refuse de chercher des excuses dans l'enchaînement des matchs : « Je ne sais pas, je n'aime pas dire ça, ça sonne comme des excuses. Les derniers matchs, c'est le moment de jeter toutes ses forces dans la bataille, et peut-être qu'on ne l'a pas fait. »

Barennes nuance : « Ce n'est pas qu'une question d'énergie. Quand tu galères à mettre des paniers, c'est compliqué. On n'a pas su se sortir de là. Par séquences, on l'a fait, mais le tenir est compliqué. Bourges a trouvé des situations et s'en est nourri. »

Objectif : la belle à domicile

Maintenant, 20 points d'écart ou un seul, qu'importe : en finale, il faut gagner deux matchs. Basket Landes se retrouve au pied du mur, obligé de l'emporter vendredi à domicile pour décrocher une belle. Rarement, pour ne pas dire jamais, l'équipe n'a déçu quand les circonstances l'imposaient.

Olivier Lafargue, coach de Bourges, affiche une mine prudente : « Je suis content pour mon groupe. Basket Landes se nourrit des deuxièmes chances, donc maîtriser le rebond était essentiel. On l'a bien fait. La manche retour à Mitterrand ? Ce n'est pas une redoute, c'est une finale, on a envie de la jouer. On y a gagné en championnat, on verra si on peut le refaire. On est prêt. »

Julie Barennes conclut : « Les filles ont conscience de ne pas avoir fait ce qu'on devait faire. Il faudra élever notre niveau, sinon on ne gagnera pas. Ce n'est qu'une première mi-temps, jouer à la maison ne suffira pas. Si on veut gagner, il faut aller chercher les ressources. On a le temps de travailler, et il faut y mettre les ingrédients nécessaires. »

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