AS Monaco Basket : défi de taille face à l'Olympiakos en play-off d'Euroligue
AS Monaco : duel au sommet contre l'Olympiakos en Euroligue

Après son succès en coupe de France à Bercy face au Mans, Monaco retrouve ce mardi à Athènes un adversaire qu'il a battu deux fois cette saison : c'est tout le paradoxe de ce play-off. Un grand favori, l'Olympiakos, premier de la saison régulière, un effectif en forme d'armada, un collectif rodé, un coach expérimenté (Georgios Bartzokas)… Mais un Olympiakos gêné aux entournures face à Monaco. Le syndrome a pris sa source lors de la demi-finale d'Abou Dhabi l'an passé (78-66) et s'est prolongé en 2025/26 : deux victoires monégasques, la première au Pirée, sous l'ère Spanoulis, une deuxième fois à la maison (81-80), à 9 contre 12, le 12 mars dernier, avec Manuchar Markoishvili aux commandes et Matthew Strazel pour inscrire le panier de la gagne à la dernière seconde face aux 2,13m de Milutinov.

Monaco, par sa vitesse et la mobilité de ses intérieurs, l'inspiration de sa triplette de meneurs (James, Okobo, Strazel), aurait tendance à gêner les poids lourds de l'Olympiakos.

Daniel Theis : « Défendre à dix »

« Je pense qu'ils n'aiment pas trop nous jouer, mais quand on démarre un play-off, c'est une autre histoire qui débute. Il faut encore élever le niveau », glisse le pivot champion du monde allemand de l'ASM, Daniel Theis. Avec son petit bob bleu marine enfoncé sur la tête, hier au moment de prendre le vol pour Athènes, Theis (2,03m) réserve sa tenue de combattant pour les duels dans la peinture. Avec son compère Kevarrius Hayes (2,05m), les deux seuls intérieurs de la Roca Team vont avoir du boulot ce soir face aux vagues des Reds du Pirée. Avec Milutinov (2,13m), plus les deux anciens Roca Boys Mous Fall (2,17m) et Donta Hall (2,08m), sans oublier le musclé Tyrique Jones (2,06m), Le Pirée domine les cimes.

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L'Olympiakos du héros des Bleus aux JO 2024, Evan Fournier, peut surtout compter sur le MVP de la saison, l'ailier-fort bulgaro-chypriote Sasa Vezenkov (19,4 points, 6,4 rebonds). Son chien de garde habituel à l'ASM se nomme Jaron Blossomgame. « Jaron, tu peux lui confier toutes les missions les plus difficiles », glisse Daniel Theis. « Mais on ne va pas le laisser seul non plus. Il va falloir défendre à 10, ne pas laisser l'Olympiakos se laisser porter par son public ».

Le chaudron incandescent des Reds

Ils seront 12.000 ce soir, pour faire du Stade de la Paix et de l'Amitié ce chaudron incandescent en forme de soucoupe bétonnée qui avait laissé pantois un certain Kevin Durant en 2022, venu suivre jusqu'au Pirée son ami Mike James. « Il va falloir puiser dans nos ressources mentales. Les deux équipes se connaissent très bien. La clé viendra de la façon dont nous saurons répondre aux temps forts du Pirée », glisse Manuchar Markoisvili.

À 34 ans, et pour sa 12e saison en Euroligue, le shooteur serbe de l'ASM Nemanja Nedovic dispute les premiers play-offs de sa carrière dans l'épreuve reine.

Manche 1 ce soir, manche 2 jeudi : si l'ASM parvenait à prendre l'une des deux, on ne parlerait plus de miracle mais d'exploit possible avant le retour de la série à Gaston-Médecin dès le 5 mai. Problème : l'ASM vient d'avaler trois gros rendez-vous (2 play-in d'Euroligue et une finale de Coupe de France) en cinq jours. Quand l'Olympiakos n'a disputé qu'un match de championnat au cours des 10 derniers jours. Quand Markoishvili parle de ressources mentales, ce n'est pas une formule vide de sens.

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