L'ACFC Angoulême analyse sa défaite à Bayonne et se projette face aux Girondins
Angoulême réagit après la défaite à Bayonne et prépare Bordeaux

L'ACFC Angoulême face à la défaite de Bayonne et le défi des Girondins

Le joueur de l'ACFC Angoulême, originaire du Montois et ancien Bergeracois âgé de 34 ans, s'exprime ouvertement sur la lourde défaite subie par son équipe à Bayonne (5-0) vendredi dernier. Il analyse les raisons de ce revers, évoque l'évolution du championnat de National 2 et les ambitions du club charentais.

Une réaction nécessaire après la claque de Bayonne

Le score de 5-0 est particulièrement sévère, mais selon le joueur, l'équipe est simplement passée à côté de son match. "Il y a eu beaucoup d'erreurs individuelles et collectives", reconnaît-il. Ce match exige une réaction immédiate. "On est des compétiteurs, notre fierté en a pris un coup et il faut rebondir là-dessus", insiste-t-il.

Vendredi prochain, l'ACFC affrontera les Girondins de Bordeaux devant environ 4 000 spectateurs. "C'est une superbe rencontre à jouer et j'espère qu'on va se mettre dans les conditions de prendre du plaisir", déclare le joueur, visiblement motivé par ce défi.

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Des difficultés défensives inquiétantes

Les statistiques récentes sont préoccupantes : après n'avoir encaissé que 6 buts lors des 14 premières journées, l'équipe a subi 10 buts sur les quatre derniers matchs (défaites contre Lorient 0-2, Montlouis 1-3, Les Herbiers 1-0 et Bayonne 0-5).

Le joueur analyse cette baisse de régime : "On a montré contre Les Herbiers qu'on était toujours capable d'être très costaud défensivement. Mais nous sommes moins réguliers". Il souligne la nécessité de retrouver de la solidité et une continuité dans les performances pour cette deuxième partie de saison.

"Il faut plus de combativité, de caractère. Nous sommes aussi moins bons dans l'utilisation du ballon. Être bon défensivement, c'est aussi priver l'adversaire de l'avoir et de nous poser des problèmes", explique-t-il.

L'impact du calendrier et les ambitions de montée

Le calendrier haché par les intempéries, avec un seul match disputé entre le 24 janvier et le 27 février, a peut-être affecté le rythme de l'équipe. "L'organisme est moins prêt à disputer les matchs après une pause", admet le joueur, tout en précisant que "ce n'est pas une excuse" puisque Bayonne sortait également d'une longue coupure.

Avec 11 points de retard sur les leaders (un match de moins que La Roche Vendée, deux que les Girondins), et trois revers lors des quatre derniers matchs, l'espoir de montée semble compromis. "L'objectif a toujours été de valider notre maintien le plus vite possible et de voir ce qui pouvait s'ouvrir", rappelle le joueur. "On s'est compliqué la tâche si on veut regarder en haut".

L'évolution du National 2 et le projet angoumoisin

Le joueur compare le niveau actuel du National 2 avec celui de la saison dernière dans le groupe sud-est : "Je trouve que les équipes sont mieux organisées tactiquement : je pense à Bayonne, La Roche, les Girondins. La saison dernière, les équipes se reposaient peut-être un peu plus sur leurs fortes individualités".

Il explique son choix de rejoindre Angoulême en 2024 après quatre ans à Bergerac : "Ils m'appelaient depuis deux ans. Je sentais une réelle motivation de leur part, ça me permettait aussi de rester dans le sud-ouest". Le projet présenté par le président Patrick Triaud et l'entraîneur David Giquel l'a séduit : "Le club est ambitieux, veut s'aguerrir en N2 et aller de l'avant".

Perspectives personnelles et regard sur les anciens clubs

À 34 ans, le joueur estime avoir progressé par rapport à ses années en National 1 avec Le Mans puis Béziers (2018-2020). "Quand on est passionné comme je le suis, on se donne les moyens de continuer à disputer des matchs qui donnent envie", affirme-t-il.

Il évoque avec émotion la situation difficile de ses anciens clubs, le Stade Montois (descendu de N2 à R2) et Bergerac (de N2 à R3) : "C'est triste, le résultat des difficultés financières. J'ai vécu beaucoup de fortes émotions dans ces clubs. Je suis persuadé qu'ils vont réussir à remonter la barre petit à petit".

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Le joueur conclut sur l'ambition de l'ACFC Angoulême : "Il faut avoir cette ambition de monter en Ligue 3, y penser, tout mettre pour y aller et après on verra", tout en reconnaissant que "la N2 est un championnat dense où personne ne lâche, où toutes les équipes peuvent se battre entre elles".