Mérignac en finale du Top 12 : une première saison déjà historique
Pour leur première saison au meilleur niveau national, les Mérignacaises sont déjà en finale face au multiple champion Avoine-Beaumont, ce samedi à Amiens. Elles vont prendre quelques risques pour n’avoir aucun regret.
La saison est déjà très belle pour l’équipe phare du SA Mérignac. Pour sa première saison en Top 12, meilleur niveau national, la fer de lance et internationale Maïana Prat et ses coéquipières Léa Franceries, Eloane Clément, Maria Jvania et Lucie Boissard se présentent en finale, ce samedi, à Amiens (16 heures). Elles auront face à elles le club vainqueur de quatre des cinq dernières finales, Avoine-Beaumont, mais aussi des coéquipières d’équipe de France junior et senior, à savoir Elena Colas et Perla Denéchère.
Pas sûr que cette statistique adverse leur fasse peur, elles qui ont éliminé Meaux et ses neuf podiums sur les dix dernières saisons en quart de finale (32-16) avant de prendre le dessus de justesse sur Hénin-Beaumont en demie (26-22). En attendant la compétition, leur entraîneur et coach de la section féminine de Mérignac depuis 1998, Michael Pallares, détaille la stratégie.
Comment votre équipe appréhende-t-elle l’un des plus gros rendez-vous de sa saison ?
Pour commencer, l’équipe est au complet, il y a zéro bobo. La préparation s’est bien passée et le message ne va pas beaucoup changer par rapport aux étapes précédentes. Le but, pour nous qui vivons notre première année à ce niveau, sera de profiter de cette finale, de l’ambiance et de continuer d’être soudés.
Arrivez-vous avec une stratégie particulière pour tenter d’embêter Avoine, club rodé aux finales et aux titres ?
On va essayer d’augmenter les notes de départ, c’est-à-dire augmenter le niveau de difficultés de quelques mouvements. Les filles présenteront des éléments un peu moins bien maîtrisés mais qu’elles passent à l’entraînement. Par exemple, pour Maïana en saut, elle ne fera pas un Yurchenko vrille mais vrille et demie.
Gardez-vous secret le détail de ces nouveaux enchaînements ?
Un peu. Sur l’entraînement de veille de compétition, les filles ne font pas forcément leurs mouvements du lendemain en entier. On garde ça pour l’échauffement juste avant le passage à l’agrès, le jour J.
« Nous sommes en progression et c’est une nouvelle étape franchie par l’équipe »
Avant même cette finale, la saison est déjà réussie pour l’équipe phare du SAM. Quelle est votre principale satisfaction sur ce parcours ? Nous sommes en progression et c’est une nouvelle étape franchie par l’équipe. Je dirais que la solidarité que les filles ont entre elles à l’entraînement s’est aussi vue en compétition et c’est très important. Elles ont vraiment cet état d’esprit d’être présente quand une fille va moins bien ou qu’il y a un échec ou une chute. Il y a aussi la stabilité dans la performance qu’il faut souligner pour arriver jusqu’en finale.
Ce sont de jeunes athlètes qui ont autour de 15-16 ans, comment ne pas être submergées par l’enjeu ?
Justement, c’est notre travail de coach de veiller à cela mais elles ont surtout hâte de disputer cette finale qui se fera dans une ambiance positive parce qu’elles se connaissent bien. Elles sont en équipe de France ensemble et feront donc plutôt la compétition ensemble que les unes contre les autres. Même si, une fois sur l’agrès, le but sera évidemment de faire le mieux possible. Pour elles, cette finale est aussi une étape vers le championnat de France Élite (5 au 7 juin à Mulhouse) qui sera qualificatif pour les championnats d’Europe (août) et du monde (octobre).
La compétition : Finale Top 12 : Mérignac - Avoine-Beaumont, ce samedi à 16 heures, à Amiens.



