Vainqueur de la première édition en 2025, le restaurateur du Caffe cuisine, à Branne, sera bien sur la ligne de départ, ce samedi 16 mai. Freiné tout l’hiver par une blessure, le coureur girondin abordera cette deuxième édition sans pression, mais avec l’envie de retrouver l’ambiance qui l’avait porté vers la victoire.
Un retour après une blessure
L’an dernier, Jonathan Gerthofer avait créé la surprise en remportant la toute première édition du semi-marathon de Libourne en 1 h 13 min 22 s. Un an plus tard, il sera de nouveau au départ, ce samedi 16 mai, en début de soirée. Mais le Libournais d’adoption, installé à Moulon et gérant du restaurant Caffe Cuisine à Branne, aborde cette deuxième édition dans un tout autre état d’esprit. « Cette année, je ne pars pas du tout avec une étiquette de favori », prévient-il d’emblée. La faute à un hiver compliqué, marqué par une blessure qui a bien failli le priver de course. « Je suis resté deux mois blessé, avec encore un mois de galère derrière. La reprise a été compliquée. »
Une préparation millimétrée
Le coureur de 35 ans a finalement retrouvé des sensations encourageantes ces dernières semaines. Fin mars, il a bouclé le semi-marathon de La Rochelle en 1 h 13 min 28 s, quasiment le même chrono que sa victoire libournaise. Puis il s’est imposé sur le 22 km de Saint-Émilion malgré « la fatigue accumulée » par son activité professionnelle. « Je me suis surpris moi-même », reconnaît-il. Car Jonathan Gerthofer mène de front passion sportive et métier exigeant. Restaurateur, il enchaîne les longues journées debout tout en maintenant un rythme soutenu d’entraînement. « En ce moment, je suis à cinq séances par semaine. Et quand je prépare un marathon, ça peut monter jusqu’à neuf. » Footing, fractionné, répétitions d’allure : sa préparation est millimétrée. Mais cette année, le corps rappelle parfois ses limites. « Le facteur fatigue du travail ne m’aide pas à revenir à mon meilleur niveau. »
Des séances ciblées avant la course
Deux semaines avant un semi-marathon, le Girondin affine encore ses réglages avec des séances très ciblées. « On fait des répétitions de 2 000 mètres à allure course pour voir si on tient le rythme », explique-t-il. Une discipline qu’il pratique depuis une dizaine d’années seulement. Avant cela, Jonathan Gerthofer jouait surtout au football, au futsal et au squash. « Et puis on devient vite piqué quand les premiers résultats arrivent », sourit-il. Et malgré les difficultés, pas question de manquer ce rendez-vous à domicile. « Déjà, être présent pour cette seconde édition, c’est important. Je suis du coin et l’an dernier j’avais adoré l’ambiance. » Tout au long du parcours, le coureur avait été porté par les encouragements des habitants et de ses clients. « Certains criaient : “C’est le chef du Caffe Cuisine !” C’était assez marrant. »
Une concurrence relevée
L’édition 2026 s’annonce encore plus populaire. Les Foulées Vertes, organisatrices de l’événement, attendent près de 3 000 participants, soit quasiment le double de l’an dernier. Et le parcours a été revu. Exit les nombreuses relances et chicanes qui cassaient le rythme en 2025. « Le nouveau tracé a l’air plus rapide », estime Jonathan Gerthofer, qui imagine déjà l’ambiance au passage du stade Robert-Boulin, où une fan zone sera installée. « Ça risque d’être le feu à cet endroit-là. »
Habitué des longues distances depuis une dizaine d’années, l’ancien joueur de football et de futsal sait aussi combien une course en soirée demande une gestion particulière. Alimentation, hydratation, repos : tout doit être anticipé. « Quand une course est le matin, c’est plus simple. Là, il faut gérer le repas du midi, la collation, éviter de trop en faire dans la journée. »
L’an dernier, avant sa victoire, il avait privilégié « transat, détente et petite sieste ». Cette fois encore, il misera surtout sur le plaisir de courir à domicile, entouré de ses amis et des bénévoles du Trail de l’Avenir de Moulon, qu’il organise également. Face à une concurrence relevée, Jonathan Gerthofer reste lucide. « Thomas Botella, récent champion de France de marathon par équipes, devrait être là. Je ne pense pas pouvoir rivaliser cette année. » Mais peu importe finalement. Douze mois après avoir conquis Libourne à la surprise générale, le principal pour lui est ailleurs : être revenu.



