Patrick Kara, 63 ans, responsable de la salle CSA Picardie de Sarrebourg, vient de remporter le championnat du monde de culturisme dans la catégorie Masters, à Speyer en Allemagne, fin avril. Un sacre qui couronne près d'un demi-siècle de pratique assidue.
Un rêve devenu réalité
« La boucle est bouclée », confie-t-il. Ancien militaire et infirmier urgentiste à Saverne, ce père de trois enfants a toujours été animé par une passion sans faille pour la musculation. « Il ne faut jamais lâcher. Être borné et tout faire pour parvenir à ce qu'on désire, ce n'est pas un défaut ! »
Une discipline de fer
Avec 1,80 m pour 103 kg en compétition, Patrick Kara affiche un taux de graisse de seulement 2,3 %. Sa réussite repose sur une préparation rigoureuse : 80 % de surveillance diététique, des repas pesés et préparés à l'avance, et deux entraînements quotidiens pendant trois mois. « Le bodybuilding, c'est d'abord 80 % de diététique. Il faut dégager le corps de sa graisse pour que l'effort se fasse sentir sur la musculature. »
Son alimentation se compose de 80 % de protéines (viande blanche, poissons, œufs), 10 % de lipides et 10 % de glucides, avec des repas toutes les trois heures. Il se couche à 22 heures et se lève à 6 heures. « Oubliés chips, sucreries, alcool et plats industriels », insiste-t-il.
Transmettre aux jeunes générations
Dans sa salle de Sarrebourg, le nombre de licenciés est passé de 250 à 550 en moins de cinq ans, signe d'un engouement des jeunes pour le culturisme. Patrick Kara souhaite désormais leur transmettre son expérience : « J'ai envie de faire profiter les autres de mon expérience. Leur dire qu'en muscu plus qu'ailleurs, il ne faut pas brûler les étapes. Ceux qui veulent aller vite ont arrêté. »
Interrogé sur sa motivation, il évoque « un peu de narcissisme, bien entendu, mais d'abord l'envie d'être bien dans son corps. »



