Sur le dernier week-end de juin, Millau se prépare à accueillir une manche de coupe du monde de kayak freestyle et une pré-coupe du monde de parapente cross. L’esprit des Natural Games n’a pas disparu de la cité sud-aveyronnaise et de la Maladrerie. Bien au contraire. Dans son ADN, la ville autrefois réputée pour la ganterie est aujourd’hui une référence des sports de pleine nature. Elle ne peut donc renier ce qui fait d’elle une destination attractive. Malgré l’absence des Natural Games cette année au calendrier, il y aura tout de même du sport de très haut niveau à la toute fin du mois de juin.
Une semaine de compétitions aériennes et aquatiques
Pendant une semaine, dans les airs et dans l’eau, des pointures du kayak freestyle et du parapente cross sont attendues. Le comité départemental de vol (CDVL) est cette année porteur d’une pré-coupe du monde. « C’est une compétition qui rapporte beaucoup de points et qui permet d’accéder à la coupe du monde, présente Hugo Tomczak, le Millavois organisateur de la manche. On attend des pilotes du monde entier, aussi bien des Européens que des Asiatiques ou des Américains. On doit avoir entre 15 et 20 nationalités représentées. » Le format est le même qu’une coupe du monde : six manches sont au programme, toute la semaine et en fonction de la météo. « C’est aussi pour nous une manière de montrer qu’on peut organiser une coupe du monde et le rêve ultime serait d’accueillir la grande finale », glisse le Millavois. L’an dernier, pendant les Natural Games, l’organisation, qui a mobilisé des bénévoles de tout le département, a montré qu’elle était capable d’accueillir et de satisfaire les meilleurs pilotes de la planète. La première manche est prévue pour le lundi 22 juin et la dernière le samedi 27 juin. Les décollages seront effectués à la Pouncho dans la mesure du possible, en fonction des conditions météo de la semaine.
L’élite mondiale au parc Aquavagues
Dans l’eau maintenant, c’est le parc Aquavagues qui sera également au centre des attentions. Une manche de coupe du monde de kayak freestyle en France, c’est rare. Ce sera la deuxième fois que cela arrive et la première c’était… à Millau, en 2014 ! À la manœuvre, le club de kayak de la MJC de Millau, soutenu par la Ville et la Région, qui a mis sur pied ce projet il y a déjà plusieurs mois. Là aussi, les bénévoles du club s’apprêtent à accueillir une semaine de compétition, avec trois jours d’entraînement et trois jours de compétition. « On fera une cérémonie d’ouverture le mardi soir en ville, c’est toujours très sympa, il y a du monde et tous les athlètes sont présents », présente Lucien Schreiber. Puis, pendant les trois jours de compétition, le club a mis les moyens pour mettre en lumière cette coupe du monde. « On fera des finales nocturnes, les runs seront retransmis en direct… » Des animations sont également prévues avec les écoles de Millau pour démocratiser la discipline.
Le regard du CIO sur la compétition millavoise
L’organisation va également au-delà de la simple compétition. « La semaine avant, la fédération internationale organise un stage avec des nations qui n’ont pas d’infrastructures, comme l’Ouganda, qui a de très belles rivières mais pas de bassin, reprend le kayakiste. Notre vague est considérée comme l’une des plus belles en Europe et dans le monde donc la fédération en profite. » Déjà, depuis plusieurs semaines, il faut être polyglotte autour du parc Aquavagues et des athlètes de toutes parts s’entraînent pour cette échéance. « Les équipes du CIO et de Tony Estanguet ont aussi leur regard porté sur la compétition parce qu’il y a une volonté qu’elle devienne olympique », ajoute Thomas Richard.
Des animations et une convivialité retrouvée
En marge de ces beaux moments sportifs, le club de kayak de la MJC a prévu des temps conviviaux avec un marché nocturne, le premier de la saison, le jeudi soir, des animations Big Air, du Dragon Boat, des concerts le vendredi et le samedi soir et une course de boarder cross le samedi. Des événements auxquels sont associés les parapentistes. Un repas commun est également prévu pour « mélanger les athlètes », pour reprendre les mots d’Hugo Tomczak. « On aimerait pérenniser une compétition de haut niveau ici », ajoute-t-il. L’esprit des Natural Games n’est pas mort et ces deux compétitions pourront permettre de sevrer, en partie, les déçus.



