Avec plus de 1 000 engagés sur son format reine, le triathlon de Benjamin Sanson organisé sur les rives du lac de Carcans confirme sa montée en puissance. Samedi, le XXL s’annonce très ouvert, sur un parcours taillé pour la vitesse.
Le Frenchman prend ses quartiers à Maubuisson
Depuis le mercredi 13 mai, les épreuves s’enchaînent sur les rives du lac de Carcans, avec les kids pour ouvrir le bal, avant un final attendu samedi 16 mai autour de l’épreuve reine, le XXL. Ce format mythique du triathlon longue distance comprend 3,8 km de natation, 180 km à vélo et un marathon pour finir.
Pour sa 13e édition, l’événement organisé par Benjamin Sanson, ancien nageur et triathlète de haut niveau reconverti dans l’organisation d’épreuves sportives, affiche une grosse participation. 7 500 athlètes sont attendus sur quatre jours. Surtout, le XXL poursuit sa montée en puissance, en passant de 750 à plus de 1 000 engagés.
« En dehors du label Ironman, nous sommes deux en France à passer les 1 000 athlètes sur XXL, avec l’Embrunman dans les Hautes-Alpes », souligne-t-il. Ce cap valide la place du Frenchman dans le paysage national. « La barre des 1 000, ça sécurise le fait que tu ne végètes pas à 300 ou 400 », estime l’organisateur, qui vise désormais, à terme, le « Graal » des 2 000 participants sur le XXL, sans perdre l’équilibre général de l’événement.
Le Frenchman s’est aussi imposé par son positionnement dans le calendrier. « C’est le premier XXL de l’année en France. C’est un peu le Milan-San Remo des grandes classiques », image le patron de l’épreuve. Une course de début de saison, qui attire des triathlètes ayant préparé leur objectif pendant l’hiver, mais aussi des athlètes de très bon niveau en quête d’un rendez-vous rapide, roulant, propice à la performance.
La dernière boucle à pied sera accrochée
Car c’est l’une des marques de fabrique de Maubuisson : la vitesse ! « Le Frenchman est le triathlon longue distance le plus rapide de France. Le record est à 7 h 50 », rappelle-t-il. En 2024, Franck Guyon avait marqué l’épreuve en bouclant le XXL avec un chrono à 7 h 50 min 20 s, devenant le premier athlète en France à passer sous les huit heures sur cette distance. Le record féminin est fixé à 9 h 23.
Cette année, Franck Guyon ne sera pas au départ. De quoi ouvrir la course. « Il y a une super densité, avec des athlètes qui naviguent autour des huit heures. On ne va pas avoir un gars avec quinze minutes d’avance dès la moitié du vélo. Il va y avoir des enjeux jusqu’à la dernière boucle à pied », promet l’organisateur. Même constat chez les femmes, où le plateau est annoncé dense, avec des athlètes de niveau national capables de tourner entre neuf et dix heures.
La tête d’affiche de cette édition sera toutefois au départ du format L. Il s’agit de Denis Chevrot, champion d’Europe et recordman français sur Ironman, crédité d’un temps de référence en 7 h 24. « C’est la vraie star du Frenchman cette année », insiste Benjamin Sanson, qui assume ne pas encore disposer de « la perle internationale » sur le XXL.
Sur le terrain, le parcours reste inchangé. Natation dans le lac, vélo sur un tracé très roulant, course à pied entre littoral et Bombannes. Le Frenchman mise sur ses repères pour garantir la valeur des records et rassurer les athlètes. « La seule difficulté ici, c’est quand le vent se lève », résume le patron. Samedi, le XXL sera diffusé en direct. De quoi suivre une course annoncée très ouverte, sur un parcours taillé pour aller vite, très vite.



