Dossevi réagit au départ de Bonnin pour Clermont : une séparation chargée d'émotion
Dossevi réagit au départ de Bonnin pour Clermont

Damiel Dossevi réagit avec fatalisme au départ de Marie-Julie Bonnin pour Clermont

Dans le monde de l'athlétisme, les changements d'entraîneurs sont fréquents, mais comme en amour, l'habitude n'atténue pas la douleur de la séparation. Ce jeudi, au téléphone, la voix de Damiel Dossevi est empreinte d'émotion alors qu'il évoque le départ de Marie-Julie Bonnin, la perchiste qu'il a entraînée pendant cinq ans à Bordeaux, jusqu'au record de France et au titre mondial en salle 2025.

Une annonce soudaine et surprenante

Marie-Julie Bonnin a annoncé la veille son départ pour Clermont et son nouveau coach, Damien Inocencio. « J'ai été surpris, car cela a été plus ou moins soudain », confie Dossevi. « Je n'ai jamais fermé la porte à ce genre de décisions, mais que cela arrive maintenant, je ne m'y attendais pas du tout. » L'athlète a informé son entraîneur une semaine après les Mondiaux en salle de Torun, où elle a terminé 7e.

Un au revoir pacifique mais empreint de regret

Leur séparation est pacifique, « car on ne se reproche rien », explique Dossevi. « J'aurais préféré qu'elle reste, mais elle ne m'appartient pas », ajoute-t-il avec fatalisme. L'entraîneur reconnaît que Bonnin cherchait un changement pour sortir d'une impression de routine. « Elle aura là-bas un coach plus investi pour elle, alors que moi je dirige un groupe d'athlètes plus fourni », analyse-t-il.

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Les raisons du départ et les perspectives d'avenir

Dans un communiqué fédéral, Marie-Julie Bonnin a chaleureusement remercié Dossevi, qualifié de « top pendant toutes ces années ». Elle justifie son choix par le désir d'un « œil technique neuf » et d'un « nouvel élan » pour son projet. Elle souligne également les infrastructures exceptionnelles de Clermont, considéré comme le temple de la perche.

Dossevi comprend cette décision et estime que Bonnin peut y gagner en confiance. « Elle reste toujours un peu obnubilée par le fait d'arriver vite devant le sautoir, alors qu'elle a les capacités de sauter plus haut en arrivant moins vite », explique-t-il. « La confiance, elle peut en gagner avec ce challenge de dire 'je pars, je vais montrer que j'ai raison de changer'. C'est une façon de se mettre un coup de pied aux fesses. »

Facteurs personnels et parallèle historique

Le fait que son compagnon, Alioune Sène, également perchiste, vive et s'entraîne à Clermont a probablement influencé sa décision. « Elle a plus sa vie à Clermont qu'à Bordeaux », note Dossevi. Cette situation rappelle celle de Renaud Lavillenie, qui avait quitté Bordeaux en 2008 pour Clermont et Damien Inocencio, pour des raisons personnelles. Après des débuts difficiles, il avait remporté le titre olympique à Londres avec Inocencio, avant de changer à nouveau d'entraîneur.

Damiel Dossevi conclut avec philosophie, espérant que ce changement permettra à Marie-Julie Bonnin d'atteindre de nouveaux sommets, peut-être les 4,80 ou 4,85 mètres nécessaires pour viser les médailles internationales. L'histoire, ironique, se répète dans le monde exigeant de l'athlétisme, où les parcours sont souvent marqués par des séparations et des renouveaux.

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