Le coureur belge Alec Segaert, membre de l'équipe Bahrain Victorious, a créé la surprise en s'extrayant du peloton à trois kilomètres de l'arrivée pour remporter la douzième étape du Tour d'Italie, ce jeudi à Novi Ligure. Cette étape de 175 kilomètres, qui traversait les terres de la légende Fausto Coppi, était initialement promise aux sprinteurs, avec seulement deux côtes de troisième catégorie situées loin de la ligne d'arrivée. Cependant, sous l'impulsion notamment de l'équipe Movistar, qui a durci la course dans les montées, les favoris ont été distancés et n'ont pu recoller dans les cinquante derniers kilomètres.
Une attaque décisive
Alec Segaert, âgé de 23 ans et déjà vainqueur du Grand Prix de Denain en mars dernier, a placé une attaque tranchante à moins de trois kilomètres du but. Il a réussi à conserver quelques longueurs d'avance pour s'imposer en solitaire, offrant à son équipe Bahrain Victorious un succès de prestige. La journée a été parfaite pour la formation bahreïnie puisque son coéquipier, Afonso Eulalio, a conservé la tête du classement général. Le Portugais a même grappillé six secondes de bonification lors du dernier sprint intermédiaire, portant son avance à trente-trois secondes sur le Danois Jonas Vingegaard, deuxième du classement général.
Un final haletant
Cette étape, qui semblait devoir se jouer au sprint, a finalement été animée par des attaques répétées. Les coureurs de l'équipe Movistar ont mis le feu aux poudres dans les ascensions, provoquant une sélection naturelle. Les sprinteurs purs, incapables de suivre le rythme, ont été lâchés, laissant la place à des puncheurs comme Segaert. Le Belge a su saisir sa chance au moment opportun, lançant une offensive irrésistible à trois kilomètres de la ligne. Derrière lui, le peloton, mené par les équipes des sprinteurs, n'a pas réussi à organiser une poursuite efficace, permettant à Segaert de lever les bras pour la première fois sur un grand tour.
Au classement général, Eulalio conforte son maillot rose. Il devance désormais Vingegaard de trente-trois secondes, tandis que le troisième, l'Espagnol Juan Ayuso, pointe à quarante-six secondes. La course pour le maillot rose reste ouverte, mais le Portugais semble en pleine confiance. La treizième étape, prévue vendredi, devrait offrir un nouveau terrain de jeu aux sprinteurs, mais les attaquants pourraient encore une fois perturber les plans.



