Un premier vol aux Galeries Lafayette de Nîmes jugé au tribunal
Alors que les Galeries Lafayette de Nîmes fêtaient leur premier mois d'ouverture avec un chiffre d'affaires d'un million d'euros, un jeune homme de 25 ans comparaissait ce lundi 3 novembre devant le tribunal judiciaire de Nîmes pour une série de vols, dont un commis dans ce même magasin. Le prévenu, sans domicile fixe depuis quatre ans, a expliqué avoir agi pour pouvoir se nourrir.
Des objets dérobés pour 800 euros de préjudice
Les faits remontent au 1er novembre, en pleine nuit. Parmi les objets volés : gants, sacoche, casquette, coffret de parfum… Le préjudice total est estimé à 800 euros, selon le président de l'audience, Fabien Chenevier. Interrogé par son avocate, Me Lauriane Dillenseger, le prévenu a déclaré rester parfois deux ou trois jours sans manger, se nourrissant de dons ou de nourriture trouvée dans les poubelles.
Cependant, le président a souligné que les objets dérobés n'étaient pas alimentaires. De plus, ce vol n'était pas isolé : une autre procédure pour des cambriolages aux halles de Nîmes en septembre a été jointe au dossier. Le représentant de la poissonnerie Duprat, présent au procès, a noté que le prévenu n'avait pas touché aux produits alimentaires mais était reparti avec une enceinte, laissant le frigo ouvert. À la barre, le jeune homme a reconnu : "C'était dans l'idée de revendre. J'y vais sans but précis. Je cherche et je prends ce que je trouve."
Une descente aux enfers plaidée par la défense
Le procureur Jean-Luc Vasserot a qualifié la situation de "désolante" mais a rappelé le caractère "intolérable et usant pour tout un chacun" des vols. Il a requis six mois de prison avec sursis probatoire, avec obligations de soins, de travail et d'indemniser les victimes. Me Dillenseger a plaidé une "disproportion" et invité le tribunal à "bouger les choses". Elle a dépeint un jeune homme "foutu dehors par son père à 18 ans, avec une mère absente", qui avait d'abord travaillé avant de perdre son emploi et son logement suite à un accident de voiture. "C'est une véritable descente aux enfers. Il faut que la justice prenne en considération ces éléments", a-t-elle insisté.
Finalement, le tribunal a condamné le jeune homme à six mois de prison avec sursis simple.



