Rock en Seine : 200 sanitaires et 250 000 € pour des toilettes propres
Rock en Seine : 200 sanitaires et 250 000 € pour des toilettes

Pour éviter les files d'attente interminables et les mauvaises surprises, Rock en Seine mobilise près de 200 postes sanitaires, une quinzaine d'agents et un réseau d'eau temporaire. Le budget consacré à cette prestation s'élève à environ 250 000 euros, selon Vincent Pomaret, chef de projet événementiel chez Happee Services. L'objectif : offrir aux festivaliers un confort proche de celui de la maison, malgré l'affluence.

Un dispositif sanitaire repensé chaque année

Le passage aux toilettes est souvent redouté lors des festivals. Pour y remédier, Rock en Seine a mis en place un large dispositif, réajusté chaque année. « Normalement, on essaye de mettre une toilette pour 100 personnes afin d'avoir une bonne absorption du flux », explique Vincent Pomaret. Cette année, les trois principaux blocs ont été agrandis pour concentrer les installations dans de grandes zones facilement identifiables.

Mais le nombre de sanitaires ne suffit pas, il faut aussi les placer au bon endroit. Les équipes observent chaque année les déplacements des festivaliers, les files d'attente et la fréquentation de chaque zone. « On fait une analyse de ce qui s'est passé, de ce qu'on a ressenti et de ce qu'on a vu en matière de files d'attente et d'expérience festivalière », détaille Vincent Pomaret. « Lors du débrief, on va recommander : "Là, il faudrait renforcer le dispositif. Là, on peut l'alléger parce que peu de personnes passent par ici" ».

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Des toilettes qui suivent le rythme des concerts

Les sanitaires ont leur propre programmation. « Quand le festival ouvre, cela va être relativement calme au début. Ensuite, ça vit en fonction du festival », raconte le chef de projet. Le premier grand pic arrive lorsque le site se remplit, généralement autour de 20 heures. Mais les déplacements du public dépendent surtout des concerts. « Juste avant un concert, on a souvent un petit pic, mais le plus gros, c'est à la fin. »

Pendant les périodes chargées, chaque cabine accueille une nouvelle personne toutes les deux ou trois minutes. Les installations doivent donc fonctionner sans interruption. « Il faut éviter toute perte de fluidité : une toilette qui marche moins bien, des blocs qui commencent à fatiguer… Il faut qu'en permanence les chasses d'eau fonctionnent et que les toilettes restent propres pour pouvoir absorber le public en continu. »

Un budget conséquent pour un confort optimal

L'entretien est assuré par une quinzaine de personnes, avec deux ou trois agents par bloc. « Le plus important, c'est de ressentir, lorsqu'on arrive, que les toilettes sont propres, qu'elles sentent bon et qu'il y a peu d'attente », estime Vincent Pomaret. La file reste néanmoins le principal défi. « On est sur de petits sites avec de gros pics d'affluence. Tout notre travail, c'est de pousser pour que le dispositif soit suffisamment bien dimensionné et que les gens n'aient pas trois heures d'attente pour aller aux toilettes. Ce ne serait pas acceptable. »

L'objectif est ambitieux : faire oublier au festivalier qu'il se trouve dans des sanitaires temporaires. « Ça fait du bien d'arriver dans un festival où l'on pense que cela va être un peu rude et de se retrouver dans un endroit hygiénique, avec presque le confort de la maison, c'est l'objectif ». Ce confort représente un investissement conséquent. Selon l'expert, le budget consacré à l'ensemble de la prestation sanitaire de Rock en Seine s'élève à « environ 250.000 euros. Pour la taille du festival, on est sur du haut de gamme en matière d'offre. Le festival a vraiment pris le sujet à cœur et y consacre un vrai budget ». L'accessibilité fait également partie du dispositif. « À chaque bloc, on offre une solution PMR », assure le chef de projet.

Des conseils pour éviter les pièges

Certains festivaliers abandonnent leur éco-cup presque vide, d'autres laissent tomber leur smartphone dans les toilettes. « Ça arrive quand même souvent que l'on doive démonter notre matériel pour sortir des portables », raconte Vincent Pomaret. « Ils tombent carrément dans la chasse d'eau et arrivent dans notre réseau d'évacuation. »

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Conseil de professionnel : ne pas mettre son téléphone dans la poche arrière de son pantalon. Mais le meilleur conseil pour éviter la queue est de partir un peu avant la fin d'un concert. « Si vous arrivez à vous échapper deux minutes, ou même cinq minutes avant la fin, c'est le mieux », conseille-t-il.