À Montargis (Loiret), un octogénaire atteint de la maladie de Parkinson a vu son service d'aide à domicile, assuré par la mairie, être suspendu après une plainte contre X déposée par son épouse pour la disparition de bijoux. La famille, qui conteste cette décision, a saisi le tribunal administratif en référé-suspension, mais sa requête a été rejetée. Le maire de la ville reconnaît que l'octogénaire « n'a rien fait » et n'exclut pas un retour en arrière si un terrain d'entente est trouvé.
Une plainte pour disparition de bijoux à l'origine de la suspension
Selon Ouest-France, l'épouse de l'octogénaire a constaté la disparition de bijoux à leur domicile entre le 29 juillet et le 23 août. Après avoir contacté le Service de soins infirmiers à domicile (SSIAD) de Montargis, elle a déposé plainte contre X auprès de la gendarmerie le 26 août. « Ma belle-mère s'est aperçue d'une disparition de bijoux à son domicile entre le 29 juillet et le 23 août », explique le beau-fils du malade, Ange Grimaldi. « Le 26 août, ma belle-mère dépose plainte auprès de la gendarmerie […] Elle évoque ses soupçons, mais sans accuser quelqu'un. »
La plainte a toutefois été rapidement retirée par crainte de voir le service d'aide à domicile être suspendu. Mais cette démarche a finalement desservi l'octogénaire : la mairie a stoppé les soins à domicile auxquels il avait droit.
La famille conteste une décision jugée brutale
Pour se faire entendre, la famille a saisi le tribunal administratif en référé-suspension, contestant une décision jugée brutale et mettant en avant le manque d'autonomie du retraité. Le recours a cependant été rejeté, faute de respect de la « condition d'urgence ». « Il ne peut pas se déplacer, se nourrir, aller aux toilettes ou se laver normalement », déplore Ange Grimaldi. « Il est dépendant sur tout. »
De son côté, le maire de la ville reconnaît que l'octogénaire « n'a rien fait » et que ce dernier « en paie les pots cassés ». La municipalité n'exclut pas un retour en arrière si un terrain d'entente est trouvé.