Dans le cinquième épisode de la collection « À l'instinct », diffusé ce vendredi 28 août à 21 h 10 sur France 2, Juliette Plumecocq-Mech reprend son rôle d'Oriane Girard, policière cartésienne confrontée à un partenaire doté d'une acuité sensorielle exceptionnelle. La comédienne, issue du théâtre, détaille les coulisses de ce polar sensoriel inédit et les évolutions de son personnage.
Un duo de flics complémentaire dans un polar sensoriel
L'épisode « Le Feu sacré » s'ouvre sur une scène évoquant les champs de blé de Gladiator de Ridley Scott, avant de révéler un corps calciné sur un bûcher. Ce point de départ lance l'enquête de Téva Royer (Christopher Bayemi), survivant de la jungle amazonienne, et d'Oriane Girard (Juliette Plumecocq-Mech), policière rigide et cartésienne. Ensemble, ils doivent résoudre une affaire atypique dans un village où l'ésotérisme fait rage.
Cette collection, lancée en 2022, se distingue par son approche sensorielle du polar, s'inspirant de séries comme The Mentalist. Juliette Plumecocq-Mech, révélée dans Radiostars de Romain Levy, y tient son premier rôle récurrent après de nombreux seconds rôles dans des séries telles que Cat's Eyes, Surface, Soleil Noir ou Signal 149Khz.
Un personnage qui évolue au fil des épisodes
Interrogée sur les traits de personnalité d'Oriane qui l'ont attirée, l'actrice explique : « Ce que j'aimais beaucoup, c'était la complémentarité avec le personnage de Téva Royer, et avec Christopher Bayemi qui l'interprète. » Elle précise que son personnage a vécu un gros accident, a failli arrêter sa carrière, et s'est refermée sur elle-même. « Elle n'est pas devenue plus aimable, bien au contraire ! » ajoute-t-elle, soulignant que la rencontre avec son nouveau partenaire arrive au bon moment dans sa vie.
Juliette Plumecocq-Mech se retrouve dans certains aspects de son personnage : « Il y a toujours beaucoup de soi-même dans un rôle, car on n'a finalement que très peu de traits à rajouter. Elle se rapproche de moi dans ses maladresses, dans son côté sans filtre, et dans sa bienveillance aussi. » Le côté cinglant, en revanche, est une pure composition, qui lui a permis d'insuffler de l'humour au personnage.
Une évolution discrète et un duo construit sur le théâtre
Après quatre épisodes de 90 minutes, l'actrice constate qu'Oriane évolue dans le bon sens. Dans « Le Feu sacré », elle tente de montrer cette évolution à travers des tentatives de mimétisme : « Elle pique discrètement les gestes de Téva Royer pour comprendre les sensations qu'il va chercher en caressant les arbres, en contemplant la nature, etc. » Elle cultive son instinct et entretient son jardin secret, dans l'espoir de surprendre son partenaire.
Le duo fonctionne grâce à une complicité immédiate, née de leur parcours commun : « Le coup de cœur avec Christopher, la production et la réalisation a été immédiat. Venant tous deux du théâtre, on s'est très vite compris. » Les formats de 90 minutes sont exigeants, mais ils partagent la même ambition : « ne rien lâcher pour maintenir l'exigence d'un vrai film ».
Un polar différent et des souvenirs de Radiostars
Pour Juliette Plumecocq-Mech, le succès de la série s'explique par sa nouveauté : « La bienveillance, ça paye, car les gens en ont besoin. Nous avons le mérite de proposer un polar différent, basé sur l'empathie, la maladresse et l'humanité. » Elle souligne que Téva est réconfortant et que les acteurs travaillent avec sincérité, au plus proche d'eux-mêmes.
Revenant sur ses débuts dans Radiostars, un film qui fêtera bientôt ses 15 ans, elle confie : « La rencontre avec Romain Lévy et cette bande (Zita Hanrot, Benjamin Lavernhe…) a été d'une joie salvatrice. » Elle se souvient de sa conviction à la lecture du scénario : « C'est pour moi ». Ce premier long-métrage reste une grande fierté, d'autant que le film regorgeait d'acteurs devenus des figures majeures aujourd'hui. « Sur le plateau, je savais pertinemment que j'étais exactement au bon endroit », conclut-elle. « À l'instinct » est à retrouver ce vendredi à 21 h 10 sur France 2.



