Le conseil municipal de Saintes se réunira jeudi 30 avril à 18 heures pour examiner 57 délibérations, dont la numéro 4, qui propose une mesure inédite : facturer les personnes en état d'ivresse sur la voie publique nécessitant l'intervention de la police municipale.
Un processus coûteux pour la collectivité
Selon la délibération, lorsqu'un individu ivre trouble l'ordre public, les agents de police municipale doivent le conduire à l'hôpital de Saintes pour obtenir un certificat de non-hospitalisation, après qu'un examen médical a confirmé que son état de santé est compatible avec une rétention. Ensuite, les policiers se rendent au commissariat ou à la gendarmerie pour placer la personne en cellule de dégrisement. Cette prise en charge est estimée à 150 euros.
Une facturation à partir de 2026
À compter du 1er juillet 2026, ce montant pourrait être facturé aux intéressés. La somme récoltée serait affectée au budget de la police municipale, permettant ainsi de compenser les coûts engendrés par ces interventions. Cette mesure vise à responsabiliser les citoyens et à réduire les charges financières pesant sur la collectivité.
Les élus devront se prononcer sur ce principe lors de la séance. Si elle est adoptée, Saintes deviendrait l'une des premières villes en France à instaurer une telle facturation pour l'ivresse publique.



