Échec au bac à 0,25 point : une mère saisit le ministère après l'oubli d'une note Erasmus
La mère d'un jeune homme crie à l'injustice après que son fils a raté son baccalauréat professionnel paysagisme pour seulement 0,25 point. Nolhan a obtenu une moyenne finale de 9,75/20, échouant ainsi pour la deuxième fois, malgré une année de terminale recommencée à la Maison Familiale et Rurale (MFR) de Triac-Lautrait.
Un stage Erasmus non pris en compte dans la moyenne
Pourtant, Nolhan avait réalisé un stage de trois semaines aux Pays-Bas dans le cadre d'un séjour Erasmus, évalué à 15/20. "J'ai travaillé dans une entreprise de paysagisme. Et ça s'est très bien passé", explique le jeune homme. Cependant, cette note n'a pas été intégrée à sa moyenne. "On a appris que cette note Erasmus ne pouvait pas compter pour les redoublants", déplore sa mère, Nathalie. Elle estime que "même avec le plus petit coefficient, disons 0,25, ça lui aurait fait une moyenne de 11", suffisante pour obtenir le diplôme.
Les redoublants exclus des épreuves facultatives
La famille a saisi la Direction régionale de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt (Draaf) pour contester cette décision. La Draaf a rappelé la réglementation en vigueur : les redoublants ne peuvent pas présenter d'épreuve facultative, et le stage Erasmus est considéré comme une unité facultative. "Autrement dit, Nolhan n'aurait pas dû participer à ce séjour", souligne Nathalie, qui s'interroge sur l'équité de cette règle.
Nolhan juge cette situation particulièrement injuste : "Il y en a qui n'avaient pas redoublé comme moi, qui ont eu leur examen grâce à ce stage". La famille dénonce également le déroulement de l'oral du bac, où Nolhan est tombé sur la même examinatrice lors de l'épreuve initiale et du rattrapage, obtenant à chaque fois une note de 6/20.
Une attente de réponse du ministère
Le directeur de la MFR confirme que l'intégration de la note Erasmus était impossible dans le logiciel utilisé pour calculer les moyennes. "On est très embêté, mais je ne sais pas ce qu'on peut faire de plus", avoue-t-il. Nathalie insiste : "Si on a accordé cette note à mon fils, qu'elle soit prise en compte".
Pour Nolhan, l'enjeu est important : "Si un jour je veux changer d'entreprise, le bac me sera peut-être demandé". La famille attend désormais une réponse du ministère de l'Éducation nationale, espérant une révision de la décision qui permettrait au jeune homme d'obtenir son diplôme.



