SOS-Amitié renforce sa présence au Pays basque avec une nouvelle antenne à Bayonne
SOS-Amitié ouvre une antenne à Bayonne et recrute des bénévoles

SOS-Amitié étend son réseau d'écoute au Pays basque avec une antenne à Bayonne

L'association d'écoute téléphonique SOS-Amitié, qui vient en aide aux personnes en détresse psychologique, renforce sa présence dans le sud-ouest de la France. Une nouvelle antenne a été inaugurée le 7 mars à Bayonne, après plus de quatre ans de recherches pour trouver un local adapté. Cette installation marque une étape importante pour l'association, qui répond à plus de 3,7 millions d'appels par an en France.

Un parcours du combattant pour trouver un local

La création de cette antenne bayonnaise n'a pas été simple. « Après plus de quatre ans de recherche, nous avions reçu une proposition d'une peña pour partager leurs locaux, mais ce n'était pas un endroit idéal », explique Laurence Marie, directrice du poste de Pau depuis six ans. La solution est finalement arrivée en septembre 2025 lors du forum des associations, grâce à une structure investie dans le secteur de la solidarité.

L'antenne est effective depuis le 7 février dernier, grâce à l'engagement de sept bénévoles déjà recrutés sur le secteur du Pays basque. Laurence Marie souligne que « le Pays basque est une zone avec beaucoup de retraités, donc un vivier de potentiels volontaires pour devenir écoutants ».

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Une formation essentielle pour les nouveaux bénévoles

Pour accompagner ce développement, une formation de six mois débutera le 28 mars à Pau et Bayonne. Cette formation apporte une approche théorique de l'écoute active et prépare les bénévoles à réagir face à des situations difficiles, comme des menaces de suicide ou des dénonciations de crimes.

La formation comprend également une phase pratique où les participants assistent aux écoutes de bénévoles expérimentés. « Il est indispensable de ne pas y répondre seul chez soi et d'être entouré », insiste une bénévole. « Disposer d'un local permet d'échanger après un appel éprouvant émotionnellement et c'est rassurant. »

Un impact personnel et sociétal significatif

Pour Laurence Marie, cette expérience d'écoutante a été transformatrice : « Cela a transformé ma façon d'écouter les autres dans la vie de tous les jours. J'ai véritablement découvert ce qu'était la souffrance psychique. »

L'objectif de l'association est de recruter une vingtaine de nouvelles personnes pour faire face à l'augmentation des besoins en santé mentale. Selon l'Observatoire de l'emploi et du handicap, 13 millions de Français sont touchés par des troubles psychiques. « Depuis le Covid, on reçoit davantage d'appels de jeunes, parfois dès 11 ans », précise-t-on du côté de l'association.

Les origines historiques de SOS-Amitié

L'histoire de SOS-Amitié remonte à 1953, lorsqu'un pasteur londonien a publié une annonce dans le Times après le suicide d'une de ses jeunes paroissiennes : « Before died, call me » (avant de mourir, appelez-moi). L'idée d'un service d'écoute téléphonique a traversé la Manche en 1961 pour s'implanter en France.

Aujourd'hui, l'association fonctionne 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, avec plus de 650 000 appels interceptés sur les 3,7 millions reçus annuellement. Les appels sont gratuits, confidentiels et anonymes, offrant un espace de parole crucial pour les personnes en détresse.

Pour participer à la formation qui débutera le 28 mars, les candidats peuvent contacter l'association par téléphone au 07 67 54 26 39 ou par email à sosamitie.bab@free.fr avant le 20 mars. L'adresse exacte des locaux n'est pas divulguée pour assurer la sécurité des bénévoles.

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