Précarité menstruelle : Vivre rejoint un dispositif à Sète
Précarité menstruelle : Vivre rejoint un dispositif à Sète

L'association Vivre, basée à Sète, rejoint le dispositif « Précarité menstruelle et promotion de la santé sexuelle » (PMPSS), initié par l'Agglo, le Planning familial 34 et le SIAO 34, pour venir en aide aux publics les plus vulnérables. Eric Raja, coordinateur de l'association, souligne que « la problématique existe » et que « les femmes n'osent pas en parler dans les structures ».

Une association historique dans la lutte contre le sida

Créée à Sète en 1995 pour lutter contre le sida et accompagner les malades, l'association Vivre est financée par l'ARS. Elle suit aujourd'hui une cinquantaine de malades, sur le plan de la santé mais aussi sur le plan social et administratif. « Nous travaillons déjà localement sur la santé sexuelle, nous ne pouvions pas ne pas être présents dans ce réseau », indique Eric Raja.

L'association intervient en prévention auprès des jeunes en missions locales, en CFA, dans les lycées professionnels ou auprès des jeunes en insertion, sur les conduites à risques. Elle se rend également auprès des publics souvent marginalisés accueillis en CHRS (Centre d'hébergement et de réinsertion sociale) ou auprès des migrants du Cada de Sète-Frontignan.

Des actions concrètes sur le terrain

Au SUS rue Sémard à Sète (Solidarité Urgence Sétoise), Vivre propose des dépistages du VIH, des hépatites B ou C, à résultat immédiat. L'association dispose aussi d'une équipe dédiée pour la gestion du Cegid associatif (centre gratuit de dépistage et de diagnostic) des IST, quai Pasteur.

La précarité menstruelle est un sujet prégnant pour l'association. Eric Raja, qui intervient comme éducateur spécialisé aux côtés d'une autre salariée conseillère conjugale-familiale et d'un psychologue formateur en santé sexuelle, témoigne : « Mais en CHRS, dans les missions locales, on sait qu'il y a plein de femmes qui galèrent. »

Un accès gratuit aux protections hygiéniques

Les femmes pourront bénéficier d'un accès gratuit à des protections hygiéniques, que Vivre mettait déjà à disposition sur ses budgets. « Pour avoir travaillé avec les infirmières scolaires, les jeunes filles parfois ne savent même pas quels produits utiliser et cela représente aussi un coût pour les familles », ajoute Eric Raja.

Quant au projet de l'Agglo, il précise : « Ce n'est que dans un an au moins que nous verrons l'impact réel. » Le dispositif PMPSS vise à répondre à une problématique de santé publique sur le bassin de Thau, où environ 200 femmes pourraient bénéficier de ces solutions.