Poussan : Noémie sauve plus de 500 poules réformées de l'abattoir
Poussan : 500 poules réformées sauvées de l'abattoir

Depuis juillet 2025, l'association Les amis de Noé 34, fondée par Noémie à Poussan, a permis de sauver plus de 500 poules réformées de l'abattoir. Ces gallinacés, toujours pondeurs, sont récupérés auprès d'éleveurs, chouchoutés quelques jours, puis proposés à l'adoption auprès de familles respectueuses du bien-être animal. Les adoptants viennent du bassin de Thau, mais aussi de Béziers, Narbonne, et même de Millau.

Une vocation née d'un jardin envahi de parasites

L'histoire de Noémie avec les poules commence il y a vingt ans, alors qu'elle a 20 ans. La première maison qu'elle loue dispose d'un jardin aux herbes hautes, infesté de puces et de tiques. « Pour me débarrasser des parasites, j'ai pensé aux poules. Et ça a fonctionné », raconte-t-elle. Vingt ans plus tard, elle n'est toujours pas débarrassée des gallinacés. « On s'y attache et on devient vite accro », sourit-elle. Aujourd'hui, elle les sauve.

Des poules réformées entre 12 et 24 mois

Noémie récupère des poules réformées auprès d'éleveurs. Parce qu'elles ne pondent plus que cinq œufs par semaine au lieu de six, elles sont promises à l'abattoir. « Une poule est réformée entre 12 et 24 mois, à une moyenne d'âge de 18 mois. Ce n'est donc pas une vieille poule car elle peut vivre jusqu'à 10 ans et continue de pondre tous les deux ou trois jours. Mais la baisse du taux de ponte fait que les éleveurs ne rentrent plus dans leurs frais. Cela leur coûte plus cher de garder la bête que de s'en débarrasser. C'est comme si on amenait un chien à l'abattoir », explique Noémie.

Un refuge de 2 000 m² pour se requinquer

La Poussanaise rachète les volatiles réformés aux éleveurs pour les proposer en adoption. Avant cela, elle les garde chez elle, sur un terrain de 2 000 m² jouxtant sa maison, un ancien chenil qu'elle a adapté. « Les poules arrivent déplumées car elles se piquent entre elles. Mais elles se remplument vite. Je les garde une semaine au refuge pour vérifier qu'elles n'ont pas de maladie. Après, je les mets à l'adoption en prenant bien le temps d'expliquer la démarche au public », détaille-t-elle.

Un succès qui dépasse les attentes

Depuis la création de l'association, tous les gallinacés réformés ont trouvé preneur. « Au départ, je pensais sauver seulement quelques poules. Mais vu le succès, j'ai dû créer un site web pour que les réservations se fassent en ligne. Les familles viennent du bassin de Thau mais aussi de plus loin : Béziers, Narbonne, et même Millau ! On prend entre 2 et 10 poules. En moyenne, c'est cinq par famille », précise Noémie.

7 € la poule, 250 nouvelles arrivées

Il y a quelques jours, Noémie est allée récupérer 250 poules réformées dans le Gard et l'Hérault, achetées entre 3 et 4 € auprès d'éleveurs. Pour rentrer dans ses frais, elle les revendra 7 € à partir de ce jeudi 1er octobre et retire aussi un peu d'argent de la vente des œufs. Plus de cinquante réservations ont déjà été effectuées.

Sauver une poule de l'abattoir et lui offrir une seconde vie, l'alimenter des restes alimentaires, enrichir le jardin, profiter d'œufs frais, partager une expérience en famille : les arguments ne manquent pas. Pour adopter une ou plusieurs poulettes à Poussan, rendez-vous en ligne sur le site www.lesamisdenoé34.com.