Patricia Arribas-Olano clôt un chapitre de 31 ans à Saint-Jean-de-Luz
Adjointe à la jeunesse et à la petite enfance pendant plus de trois décennies, Patricia Arribas-Olano a officiellement quitté le Conseil municipal de Saint-Jean-de-Luz suite aux dernières élections. À 71 ans, elle se confie aujourd'hui sur son parcours exceptionnel, les réalisations phares de son mandat et les défis qu'elle transmet à ses successeurs.
Un engagement municipal né d'une opportunité inattendue
Entrée au Conseil municipal en 1995 lors de l'élection de Michèle Alliot-Marie, Patricia Arribas-Olano est rapidement devenue une figure historique de la majorité en place. Mère au foyer à l'époque, elle a été proposée par son mari, incapable de s'engager en raison de ses obligations professionnelles. Initialement prévue en dernière position sur la liste, elle s'est finalement retrouvée cinquième, obtenant le poste d'adjointe au scolaire, à l'emploi et à la formation. « Je ne connaissais pas la vie municipale, mais j'ai appris et j'ai été fière de m'engager », souligne-t-elle, évoquant son investissement préalable dans les écoles de ses enfants comme trésorière d'association de parents d'élèves.
Les dossiers marquants : éducation, langues et innovation
Au fil des ans, Patricia Arribas-Olano a piloté plusieurs projets structurants pour la jeunesse luzienne. Parmi les plus significatifs, elle cite le dispositif « Orchestre à l'école » et le Club ados, qui organise des activités variées pendant les vacances. Elle a également œuvré pour le développement des classes bilingues, avec l'anglais renforcé à l'école du Centre et l'école Aice-Errota, unique en France pour son enseignement français-espagnol. « Les langues sont cruciales pour la communication et les études. J'ai toujours voulu offrir ces opportunités à tous les enfants de Saint-Jean », explique-t-elle, comparant son approche à celle d'une mère envers sa propre famille.
Sur le plan technologique, elle se souvient avec fierté que Saint-Jean-de-Luz a été pionnière sur la côte basque en installant des tableaux numériques dans les écoles, s'inspirant de l'expérience de Dax mais en améliorant le dispositif pour répondre aux besoins des enseignants.
Défis et transitions : relogements et démographie
Son mandat n'a pas été sans difficultés, notamment avec des dossiers complexes comme les relogements de l'ikastola, du centre de loisirs ou l'implantation de la nouvelle crèche bilingue. Cependant, elle insiste sur le fait que les sujets liés à la petite enfance et au scolaire ont toujours été des priorités municipales, bénéficiant de budgets suffisants pour mener à bien les projets.
Concernant l'évolution démographique, Patricia Arribas-Olano note que Saint-Jean-de-Luz n'est pas touché par la baisse généralisée du nombre d'élèves. « La situation est stable, avec des naissances passées de 80 à 90 par an ces deux dernières années. Nous restons vigilants face au phénomène national de baisse de natalité », précise-t-elle, rassurant sur l'absence de fermeture de classes prévue.
Un héritage politique et des conseils pour l'avenir
En quittant ses fonctions, Patricia Arribas-Olano retient surtout le soutien constant de ses collègues et l'importance de l'engagement collectif. « Je conseille à tous de s'impliquer pour la collectivité, car ces sujets transcendent la politique. Ce sont des projets portés par des personnes désireuses de créer une dynamique positive », affirme-t-elle, qualifiant son parcours de « bel engagement ».
Pour le nouveau mandat, la répartition des compétences a été ajustée avec son départ. Gaëlle Martin prend le relais comme adjointe à la jeunesse, tandis que Guillaume Boivin est chargé des affaires scolaires et de la petite enfance, assurant ainsi la continuité des actions engagées.



