Plus de 200 lycéens de l’établissement Joseph-Vallot de Lodève se sont rassemblés mardi matin devant leur lycée pour réclamer davantage de professeurs et dénoncer les inégalités du dispositif Parcours Sup, en soutien aux autres lycées de France. La mobilisation, préparée depuis une semaine, s’est voulue pacifique et s’est déroulée en présence de nombreux adultes venus encadrer le mouvement.
Une mobilisation massive et encadrée
Dès le matin, les élèves ont répondu à l’appel des organisateurs pour se réunir devant l’entrée de leur établissement. Le rassemblement a duré environ deux heures et a réuni plus de 200 lycéens, selon les organisateurs. Des parents d’élèves, des élus locaux et plusieurs militants associatifs et politiques étaient également présents pour soutenir et sécuriser l’événement.
« On dénonce le manque de professeurs dans notre établissement, le dispositif Parcours Sup qui crée des inégalités, mais on est aussi ici en soutien à tous les lycées, pour dénoncer les violences policières qu’il y a eues sur d’autres blocus », ont résumé des lycéens, soucieux d’éviter toute récupération ou débordement.
Le soutien des parents et des élus
L’association des parents d’élèves avait écrit aux parents lundi par courriel pour leur demander d’accompagner et d’encadrer le mouvement, afin de le sécuriser et de permettre aux élèves d’exprimer leurs revendications dans le calme. Cette initiative a été suivie par de nombreux parents, qui se sont joints au rassemblement.
Claude Laateb, venu avec plusieurs élus municipaux, a exprimé son soutien : « Même si à Lodève il y a un lycée neuf et de très bonnes conditions de travail, ils ont tout mon soutien pour s’exprimer. Mais je leur ai bien dit qu’on ne pouvait se permettre de réclamer plus de moyens si, en même temps, il y a des dégradations de biens ou de mobilier urbain. Je tiens à remercier aussi les forces de l’ordre qui ont su avec discernement encadrer la matinée. »
Fadelha Benammar-Koly, également présente aux côtés des lycéens, a ajouté : « Je porte un regard bienveillant sur la demande d’une jeunesse qui en a marre de ne pas être entendue, qui veut plus de profs, des cours et une égalité des conditions d’études. Par contre, il faut le faire dans le calme, en respectant leur établissement, les équipements, sinon ce sont les collectivités, déjà à sec, qui devront payer. »
Une fin de matinée et des perspectives
Le mouvement s’est estompé en fin de matinée, alors qu’une délégation a rejoint Montpellier, avant la pluie de l’après-midi. Les organisateurs, qui souhaitent inscrire leur mouvement dans la durée, réfléchissaient à poursuivre le blocage ce mercredi.