À la tête d’un cheptel de plus de 250 protégés, Marie Meunier gère un refuge unique en son genre, véritable sanctuaire pour des animaux sauvés de la maltraitance, de la rue, de l’abattoir ou abandonnés. L’accueil est sonore et chaleureux : neuf chiens remuent la queue tandis que Titi, un pigeon recueilli et sauvé, veille sur les arrivants.
"Titi, c’est un peu notre mascotte. Quand il m’a été confié, il était mal en point, sans plume. Je l’ai soigné, puis relâché, mais il a choisi de rester et maintenant, il ne nous quitte plus !", sourit Marie Meunier, la fondatrice. Depuis 2022, cette maraîchère bio (que les clients, entre autres de l’Inrae à Montpellier connaissent bien) consacre sa vie aux "oubliés", en leur offrant nourriture, soins vétérinaires, protection, et beaucoup d’attention et d’amour.
L’aventure a véritablement basculé en 2020 avec le sauvetage de 18 chèvres et 3 moutons issus d’un abattage clandestin. "Mais depuis toute petite, j’ai l’amour des animaux, j’ai commencé très tôt à recueillir des animaux, à 6-7 ans je ne voulais plus consommer de viande." Aujourd’hui, l’association, créée en 2023, veille sur plus de 250 pensionnaires : chevaux, ânes, cochons, chèvres, mais aussi lapins, oies et canards…
Le refuge n’est pas une ferme pédagogique. "Les animaux ont des parcours difficiles, ils ne sont pas toujours habitués au public", explique Marie. Pour préserver leur sérénité, elle envisage uniquement des visites privées sur inscription. Le défi est quotidien. Entre les frais vétérinaires (comme pour cet agneau mordu à Fabrègues ou les soins des lapins) et les aménagements et agrandissements nécessaires (chalets, clôtures, abris pour chevaux…), les besoins financiers sont immenses.
Heureusement, Marie peut compter sur une équipe de bénévoles réguliers : "Martine, Serena, Nathalie, Anne-Laure, Didier… mais aussi des jeunes de Poussan viennent me prêter main-forte pour le bricolage et les soins, leur aide est précieuse !" Et pour nourrir cette grande famille, la solidarité s’organise. Des partenariats avec des enseignes du secteur permettent de récupérer invendus et alimentations spécifiques. Mais les prises en charge s’étant multipliées, la structure espère trouver d’autres partenariats, et compte aussi sur la solidarité de parrains et marraines : "Pour soutenir le refuge Grazilla, les citoyens peuvent faire des dons via des cagnottes en ligne ou parrainer un animal. Ces gestes nous sont très précieux pour nous aider à accueillir dans les meilleures conditions possibles ceux qui n’avaient plus d’espoir."
Pour soutenir l’association : www.ferme-refuge-de-grazilla.fr et sur Facebook La ferme Grazilla.



